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Rabot sur les arrêts maladie : "Un patient privé d'indemnités ne guérit pas pour autant", dénoncent les généralistes de MG France
Le premier syndicat de médecins généralistes s'oppose à la réduction de la durée d'indemnisation des arrêts de travail de longue durée liés aux ALD "non exonérantes".
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Le Gouvernement a annoncé jeudi la parution imminente d'un décret mettant fin aux règles dérogatoires d'indemnisation des arrêts de travail dont bénéficient actuellement les patients reconnus en "ALD non exonérante".
Derrière ce terme administratif, "se cachent par exemple un trouble dépressif non reconnu au titre de l'ALD 23 (psychiatrie) ou des troubles musculo-squelettiques qui empêchent la reprise du poste", explique MG France dans un communiqué diffusé hier. "Ces affections nécessitent parfois des soins continus de plus de six mois mais n'ouvrent pas droit à l'exonération du ticket modérateur parce que leur traitement n'est pas assez coûteux pour figurer sur la liste des ALD", souligne le syndicat. En revanche, comme les patients en ALD "classique", ces assurés peuvent toucher des indemnités journalières pendant 3 années consécutives (soit 1095 jours), contre 360 jours sur une durée de 3 ans au maximum pour le régime de droit commun. Le décret ramènerait le compteur à 1 an pour les patients en "ALD non exonérante".
"'Non exonérante' ne veut pas dire 'pas grave'", alerte MG France. Privés d'IJ, ces patients ne guériront pas pour autant, pointent les généralistes. "Il basculera vers l'invalidité, l'inaptitude, le licenciement, ou vers rien. Ce qui serait une régression sociale majeure", dénonce le syndicat, qui exige le retrait de ce texte.
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