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Viols et photographies intimes de patientes endormies au bloc : un chirurgien bientôt jugé aux assises
Un chirurgien du rachis d'une clinique du Mans (Sarthe) est soupçonné de viols digitaux sur au moins quatre patientes endormies au bloc. Il est également accusé d'avoir photographié leur intimité. De nombreuses photographies de sexes féminin ont été retrouvées dans son téléphone. Le praticien nie les viols et plaide le projet artistique.
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Un chirurgien de 61 ans, spécialiste du rachis, en poste depuis 30 ans dans une clinique du Mans, est soupçonné de viols sur plusieurs patientes lors d'interventions chirurgicales, dévoile Le Parisien.
Tout commence en mai 2022, quand une infirmière confie à sa chef de bloc avoir surpris le praticien pénétrer digitalement plusieurs patientes en l'espace de quelques semaines. Selon la témoin, le mode opératoire serait toujours le même. Le chirurgien attend d'être seul avec la patiente, le temps du contrôle radio, il semble avoir ôté ses gants et pénètre digitalement la personne anesthésiée.
En se confiant, l'infirmière découvre que des collègues ont également été témoins de faits similaires, rapporte Le Parisien. L'alerte remonte à la direction qui adresse un signalement au parquet le 1er juin 2022. Les auditions de témoins révèlent que les agissements du chirurgien étaient connus bien avant les signalements. Sur une quinzaine de personnes entendues, une dizaine disent avoir vu, cru voir ou entendu parler des gestes du médecins. Des faits qui remonteraient même à plus de 10 ans. Quatre victimes ont déjà été identifiées.
Placé en garde à vue, le médecin a contesté les faits de viols ainsi que "l'intégralité des faits de nature sexuelle" qui lui sont reprochés, pointant "que ce ne sont pas les victimes qui ont témoigné mais des personnes tierces, les infirmières".
En saisissant le téléphone portable du suspect, les enquêteurs ont découvert "de très nombreuses photographies de sexe féminins qui semblent être prises dans le cadre d'interventions chirurgicales". Sur un cliché, on y voit le suspect écarter le sexe d'une femme pour en photographier l'intérieur. Le praticien avait pourtant affirmé qu'il n'avait pas eu de contact direct avec le sexe des patientes en raison de ses habitudes très rigoureuses en matière d'hygiène.
S'il a reconnu avoir pris les photos sans le consentement des patientes, le chirurgien a plaidé "le projet artistique". Il se serait fixé comme objectif de réaliser une nouvelle version de "l'origine du monde" de Courbet.
Le 4 juin, un juge a ordonné le renvoi du soignant devant un cour criminelle pour quatre faits de "viols commis sur une personne vulnérable", ainsi que pour "atteinte à l'intimité de la vie privée par fixation, enregistrement ou transmission de l'image d'une personne présentant un caractère sexuel" et utilisation, conservation ou divulgation de ces images.
La date de son procès devrait être fixée dans les prochaines semaines.
[Avec leparisien.fr]
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