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Rapport de l'IGF : "élus ordinaux ordinaires", ces médecins dénoncent un "amalgame"
Dans un message relayé sur LinkedIn, le bureau du conseil départemental de l'Ordre des médecins de Loire-Atlantique défend le travail "essentiel" des élus ordinaux, mis en cause suite au rapport de l'IGF. S'ils ne nient pas l'existence de "dérives", ils refusent qu'elles jettent le "discrédit" sur la "grande majorité des médecins engagés dans les conseils ordinaux".
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"Elus ordinaux ordinaires", ils prennent la parole pour témoigner de la "réalité de l'engagement ordinal". Dans un post relayé sur LinkedIn par le Dr Slimane Boulakhras, le bureau du CDOM de Loire-Atlantique réagit au pré-rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) révélé le 18 mars dernier par Le Canard enchaîné, et dénonce "un amalgame aussi commode que trompeur". "Qu’il y ait pu avoir des dérives individuelles, des comportements contestables, voire des fautes graves dans certaines instances ordinales, nul ne le nie et il est sain qu’ils soient identifiés, dénoncés et sanctionnés, clament-ils. Mais prétendre en faire le portrait global du fonctionnement des conseils de l'Ordre des médecins relève d’une simplification abusive."
"Caricature"
"La grande majorité des médecins engagés dans les conseils ordinaux exerce cette mission de façon modeste, en parallèle d’une activité clinique souvent exigeante en conformité avec les lois, les décrets et les règlements qui les concernent", mettent-ils en avant. Ils défendent un travail "essentiel" mais "invisible", et "trop facilement ignoré" : "accompagnement de médecins en difficulté, médiation dans des conflits parfois complexes, défense de l’indépendance professionnelle, veille déontologique, soutien face aux pressions administratives ou judiciaires, prévention de la financiarisation, maintien du tissu des gardes, de la permanence des soins, de la continuité des soins, entraide des confrères dans la difficulté et la précarité…"
Ces élus regrettent que ces "abus" soient présentés comme la "norme" et que ces révélations jettent "le discrédit sur l'ensemble de ceux qui œuvrent avec rigueur et intégrité". "Une telle présentation fragilise inutilement une institution qui joue un rôle clé dans l’équilibre du système de santé. À force de caricature, on alimente la défiance sans nuance et on délégitime ceux qui, précisément, s’efforcent chaque jour de faire vivre les principes de solidarité, d’entraide et de responsabilité professionnelle", déplorent ces conseillers. Et d'appeler de leurs vœux une "concertation qui mette un terme définitif à cette mauvaise gestion maintes fois relevée".
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