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Crise au Samu 35 : les généralistes libéraux cessent la régulation, 12 responsables démissionnent

Une semaine après que leurs confrères libéraux ont décidé de cesser leur activité de régulation, plusieurs responsables du Samu d'Ille-et-Vilaine ont annoncé démissionner de leurs fonctions managériales, dans l'espoir de faire réagir l'ARS. 

23/10/2026 Par Louise Claereboudt
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Rien ne va plus au Samu d'Ille-et-Vilaine, situé dans l'enceinte du CHU Pontchaillou de Rennes. Une semaine après le départ de la majorité des généralistes libéraux qui assuraient jusqu'ici des gardes aux côtés des médecins hospitaliers, douze responsables d'unités ont décidé de démissionner de leurs fonctions managériales, annonce Ouest-France. Dans un courrier adressé à la direction du CHU, ces derniers ont indiqué renoncer à leur casquette face à une situation devenue intenable.  

"On prend des décisions en 30 secondes, on rappelle à 18h des gens qui nous ont sollicités à 10h. On ne laisse aucun patient de côté. Mais nous avons toute sa responsabilité sur le dos", avance un urgentiste interrogé par le quotidien local, pointant l'inaction de l'ARS. Dimanche dernier, le Samu 35 a reçu 2 300 appels conduisant à l'ouverture de plus de 800 dossiers. Et la situation pourrait encore se compliquer avec la tenue d'une nouvelle manifestation ce week-end à Rennes. 

"À ce jour, le planning des médecins urgentistes n'est pas complet. Nous n'avons plus de renfort. Nous aimerions que le CHU appelle des volontaires dans d'autres services", insiste le praticien. Les médecins assurent toutefois qu'ils continueront leurs gardes "au détriment de [leur] santé physique et mentale". "Des confrères refusent des arrêts de travail. On veut simplement que notre souffrance au travail soit entendue." 

Pour le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs élargi (SNPHARE), "cette situation met en danger l'ensemble du bassin de population, et altère les conditions de travail des médecins hospitaliers, déjà en sous-effectifs". Car ces derniers "ne peuvent plus assurer sereinement une réponse aux appels téléphoniques […] sans prendre le risque d'un délai de réponse excessif ou d'une erreur de régulation", pointe l'organisation dans un communiqué. 

Une crise "profonde"

Elle appelle ainsi l'ARS à sécuriser, dans les plus brefs délais, la régulation médicale avec les médecins urgentistes hospitaliers et généralistes. Samu-Urgences de France appelle, de son côté, les médecins libéraux volontaires à "reprendre leur participation à l'activité de régulation médicale des soins non programmés en continuité (SAS) et en permanence des soins ambulatoires (PDSA) afin de garantir une réponse adaptée aux besoins des citoyens".  

"La crise est profonde. Elle impose d'arbitrer favorablement les demandes légitimes exprimées" : "renforcer les effectifs d'ARM et la régulation de médecine d'urgence" et "organiser les conditions d'un retour pérenne des médecins généralistes". Ces derniers réclament une meilleure répartition des réquisitions et une revalorisation de leurs indemnités, qui "ne sont plus à la hauteur des contraintes, de la charge de travail et des responsabilités assumées", indiquait l'association départementale pour l'organisation de la permanence des soins des médecins libéraux d'Ille-et-Vilaine (Adops 35) dans un courrier.  

[avec Ouest-France] 

Faut-il imposer à tous les généralistes libéraux d'être le médecin traitant d'au moins 500 patients ?

Pascale Debenest

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J'ai choisi médecine libérale justement pour être libre d'organiser mes journées comme je l'entends . Je suis en campagne (bourg d... Lire plus

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