@Fauzi/stock.adobe.com
Réquisitionnés, des médecins libéraux du Samu d’Ille-et-Vilaine ont décidé de cesser leur activité de régulation
Depuis quelques jours, ces volontaires ont cessé leur activité. Ils demandent à l’ARS une meilleure répartition des réquisitions et une revalorisation de leurs indemnités.
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L’association départementale pour l’organisation de la permanence des soins des médecins libéraux d’Ille-et-Vilaine (Adops 35) avait alerté il y a déjà plusieurs mois. Au Samu 35, situé dans l’enceinte du CHU Pontchaillou de Rennes, les médecins régulateurs ne sont plus suffisants pour assurer les créneaux le soir et le week-end, une fois les cabinets fermés.
Mais la solution trouvée - une réquisition, la semaine dernière - n’a pas été appréciée. Résultat : depuis quelques jours, ces volontaires ont décidé de cesser leur activité, raconte Ouest-France. Une décision qui n’a pas été prise à la légère, mais qui traduit "un profond malaise au sein d’un groupe de médecins qui, depuis des années, s’efforce d’assurer cette mission de service public, dans des conditions de travail devenues de plus en plus difficiles", écrit l’Adops 35 dans un courrier adressé aux médecins du département et rapporté par le journal local.
Des échanges "en cours" avec l’ARS
Celui-ci explique les raisons de la colère. À commencer par une répartition juste et équitable des réquisitions lorsqu’il manque des volontaires. Ils souhaitent qu’elles portent exclusivement sur les médecins qui ne participent à aucune garde de permanence des soins ambulatoires.
Ils appellent aussi à une revalorisation des indemnités qui "ne sont plus à la hauteur des contraintes, de la charge de travail et des responsabilités assumées", estime l’association dans un courrier que le journal s’est procuré.
"Des échanges ont déjà eu lieu et d’autres sont en cours" pour trouver "un fonctionnement stable dans la durée", a fait savoir l’ARS au média local.
[avec Ouest-France]
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