Image générée par IA

Image générée par IA

Une gynécologue mise en cause devant l'Ordre pour discrimination à la PMA

30/12/2022 Par Aveline Marques
Faits divers / Justice
Image générée par IA

Image générée par IA

Un couple franco-albanais a saisi l'Ordre des médecins suite au refus, qu'il juge discriminatoire, d'une gynécologue de Nancy de les recevoir pour une PMA.

  "Je me suis senti humilié devant tout le monde. J'ai eu l'impression d'être traité comme une chose, une serpillère ou une vieille chaussette dont on veut se débarasser", témoigne Ervis S., Albanais de 28 ans qui vit à Nancy avec son épouse, une psychologue française de 40 ans, dans L'Est républicain. Après une tentative infructueuse à la maternité régionale, le couple avait pris rendez-vous le 1er décembre dernier pour initier une PMA à la polyclinique Majorelle de Nancy. Mais sur place, la secrétaire tique : Ervis n'a pas de titre de séjour valide. Le jeune Albanais fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français depuis septembre, qu'il a toutefois contestée devant le tribunal administratif. La secrétaire en réfère à la gynécologue, qui lui aurait répondu : "Je ne prends pas. De toute façon c'est la loi." Contactée par le couple, la praticienne s'est excusée le lendemain de ne pas avoir pris le temps d'expliquer son refus. "Etant de garde et partant faire une césarienne en urgence, je ne l'ai malheureusement pas fait", écrit-elle dans un mail de réponse. Tout en confirmant qu'à "titre personnel", elle "ne souhaite pas prendre en charge de patients sans titre de séjour", se referrant à la clause de conscience.

Interrogée par le quotidien, la gynécologue justifie son refus par les frais de la procédure, non pris en charge pour les étrangers en situation irrégulière, pouvant "aller jusqu'à 10 000 euros". Pour le couple, qui a pris un avocat, c'est de la discrimination. "Nous sommes face à un refus de soin illégal" car "fondé sur un motif à caractère discriminatoire lié à l'origine et à la situation administrative", estime Me Brigitte Jeannot auprès de l'AFP. "Il faut au moins les recevoir pour leur expliquer la situation sur le plan financier et leur proposer des solutions alternatives", précise-t-elle dans les colonnes de L'Est républicain. Le couple a saisi l'Ordre des médecins et le Défenseur des droits. Leur avocate annonce qu'une plainte au pénal va également être déposée. [avec L'Est républicain et AFP]

Etes-vous favorable à l'instauration d'un quota d'activité esthétique pour les médecins ?

Alain Berkovits

Alain Berkovits

Non

Diviser pour mieux régner . Le problème c est le numerus clausus pas les 1%de médecins qui font de l esthétique. D autre part ave... Lire plus

7 débatteurs en ligne7 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Interview Syndicalisme
Les médecins généralistes "doivent passer la main" : pour Avenir Spé, les spécialistes doivent "se réemparer...
28/10/2026
26
Histoire
De jeune médecin inconnu à bourreau… Un historien retrace le parcours de Mengele, "l'Ange de la mort"
07/05/2026
1
Témoignage
Après la leucémie de son fils, elle se lance dans des études de médecine : "J'ai voulu redonner ce qu’on m...
05/05/2026
4
Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
23
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3