Pour 40% des hôpitaux publics, la situation des urgences a empiré cet été

05/09/2023 Par Marion Jort
Selon une enquête flash menée par la Fédération hospitalière de France, 41% des hôpitaux publics interrogés à l’issue de l’été ont considéré que la situation des urgences avait empiré par rapport à 2022.  

 

Manque de lits, manque de personnels, des services fermés… L’été 2023 aux urgences n’aura pas été beaucoup plus facile que "l’été noir" de 2022. En témoigne une enquête flash menée par la Fédération hospitalière de France qui révèle que 41% des hôpitaux publics* ont trouvé que la situation aux urgences s’était dégradée.  

"Des difficultés principalement liées au manque d’effectifs médicaux et aux fermetures d’autres services d’urgences, ainsi qu’au manque d’effectifs paramédicaux et aux difficultés de la médecine de ville", a précisé Aurélien Sourdille, responsable adjoint du pôle "offres" de la FHF, à l’occasion d’une grande conférence de rentrée, ce mardi 5 septembre. 

S’ajoutent à cette liste des difficultés dans l’accès aux solutions d’aval comme la fermeture de lits ou les difficultés d’accès aux transports ou encore la fermeture ponctuelle et/ou la réduction du nombre de lignes des urgences et des Smur. En effet, selon leur calcul, 80% des établissements ayant fermé ponctuellement ont fermé la nuit, 53% le week-end et 37% l’ont fait plusieurs jours.  

 

Une image contenant texte, capture d’écran, cercle, PoliceDescription générée automatiquement

Plus de la moitié des hôpitaux (54%) ont toutefois considéré que l’activité était "stable" par rapport à l’an dernier.  

*104 répondants, soit 25% des établissements publics disposant d’au moins un service d’urgences.

Faut-il supprimer les ARS ?

Marie GILARDI

Marie GILARDI

Oui

Leur communication est opaque Ils ne comprennent rien au terrain Ils ont une logique comptable Ils ont et ont participé à la... Lire plus

8 débatteurs en ligne8 en ligne
Photo de profil de françois  durepaire
françois durepaire
4 k points
Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 3 ans
Empoisonner l’amont et amputer l’aval. Attendez,vous n’attendrez pas longtemps.
Photo de profil de HENRI BASPEYRE
HENRI BASPEYRE
15,4 k points
Résistant
Chirurgie générale
il y a 3 ans
çà n' pas empiré ce que vous voyez n'est pas vrai çà va de mieux en mieux je vous fais du MACRON+AURELIEN ROUSSEAU
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
21
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
15
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
20
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Déontologie
"On m'a sali alors que je n'ai fait que rendre service" : un médecin retraité jugé pour avoir continué à...
10/03/2026
0
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2