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Pénicilline : 9 "allergiques" sur 10 ne le seraient pas, alerte de la SFD

Environ 9 patients sur 10 étiquetés allergiques à la pénicilline ne le seraient en fait pas vraiment. La Société Française de Dermatologie (SFD) alerte, dans un communiqué, sur "un diagnostic posé trop vite, rarement réévalué, et parfois lourd de conséquences".

17/03/2026 Par Dre Marielle Ammouche
Allergologie Dermatologie
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Cette "allergie" concernerait entre 5 et 15 % de la population dans les pays développés. Mais "les données cliniques montrent que moins de 10 % de ces patients sont réellement allergiques", confirme la SFD. Une confusion entre une réelle allergie et une éruption cutanée associée à une infection virale chez l’enfant, des effets secondaires digestifs chez l’adulte, ou l’existence d’antécédents familiaux, explique cette surévaluation.

Avec à la clé, des conséquences non négligeables : antibiotiques moins adaptés, risque de complications, d’infections du site opératoire, hospitalisations plus longues, … Et ce sans compter l’impact délétère sur l’antibiorésistance et le surcoût sur le système de santé.

Dans ce contexte, pour mieux identifier les réelles allergies aux bêta-lactamines – potentiellement sources de conséquences graves (angioedème, choc anaphylactique, toxidermies graves avec atteinte viscérale…), les sociétés savantes internationales recommandent de "réévaluer systématiquement cette étiquette lorsqu’elle repose sur des éléments incertains", souligne la SFD. Cela repose en priorité sur l’interrogatoire qui précise la nature, le délai, la gravité, et l’ancienneté des symptômes. 

Ensuite, en l’absence de complication (exanthème isolé, symptômes non évocateurs d’allergie), on peut procéder à une réintroduction même sans tests allergologiques préalables. En revanche, en cas de suspicion de réaction plus sévère, un bilan allergologique spécialisé est nécessaire, comprenant des tests cutanés (patch-tests, prick-tests, intradermoréactions). En outre, chez l’enfant, "il est recommandé d’évaluer rapidement la situation afin d’éviter qu’une étiquette infondée ne persiste à l’âge adulte", ajoute la SFD

Références :

Sources : Société Française de dermatologie (17 mars)

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