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Chikungunya en Guyane : la HAS précise la stratégie vaccinale

Pour lutter contre le chikungunya, qui circule à nouveau en Guyane depuis le début de l'année, la Haute Autorité de santé (HAS) recommande de prioriser le vaccin Vimkunya pour les sujets vulnérables, qui sont à risque de formes graves de la maladie. 

14/04/2026 Par Dre Marielle Ammouche
Infectiologie
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La Guyane fait face, en effet, à une réémergence du chikungunya avec 81 cas comptabilisés depuis le début de l’année.

Deux vaccins disposent actuellement d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) : Ixchiq, vaccin vivant atténué du laboratoire Valneva, et Vimkunya, vaccin protéique recombinant à base de pseudo-particules virales, du laboratoire Bavarian Nordic. Cependant, des effets indésirables graves, notamment neurologiques, parfois mortels, ont été rapportés avec Ixchiq, le plus souvent sur des sujets de plus de 65 ans, mais pas seulement. Un cas est ainsi survenu récemment chez une jeune adulte sans comorbidité connue, rappelle la HAS dans un communiqué.

Dans ce contexte, l'autorité sanitaire, mandatée par le ministère de la Santé sur la stratégie vaccinale, a décidé de recommander l’utilisation du vaccin Vimkunya chez les personnes les plus vulnérables, à savoir :  les personnes âgées de 65 ans et plus, ainsi que celles de 12 à 64 ans avec comorbidités.  

Ce vaccin n’est pas recommandé chez la femme enceinte faute de données. Néanmoins, il "ne comporte pas de contre-indication de principe compte tenu de sa composition, et il pourrait être proposé au cas par cas après un examen approfondi des bénéfices et des risques individuels", ajoute la HAS.

En outre, il peut être proposé chez les personnes de 12 à 64 ans sans comorbidités, "en tenant compte de la durée de protection documentée limitée à six mois et de l'absence de données chez les personnes immunodéprimées ou immunodéficientes".

En revanche, du fait "de données de sécurité insuffisantes", Ixchiq reste suspendu chez les sujets âgés et "ne peut être proposé qu’aux personnes de 18 à 64 ans et après un examen approfondi des bénéfices et des risques individuels". En outre, étant un vaccin vivant atténué, il est contre-indiqué chez les personnes immunodéprimées ou immunodéficientes, et non-recommandé pour les femmes enceintes ou allaitantes.

La HAS souligne enfin la nécessité de renforcer l’information du public et des praticiens sur ce sujet. 

Références :

Haute Autorité de santé (HAS, 14 avril) 

 

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