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Alerte sur des risques de détournement de l’isotrétinoïne à des fins esthétiques
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) alerte sur un nouveau danger apparu sur les réseaux sociaux : l’utilisation de l’isotrétinoïne à des fins esthétiques.
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L’Agence française du médicament rappelle que ces médicaments (Roaccutane en gel et Isotrétinoïne Acnétrait, Contracné, Curacné, Procuta en gélule) sont indiqués en 2ème intention dans le traitement de l’acné et sont pourvoyeurs d’effets indésirables "graves" à type de troubles psychiatriques (symptômes dépressifs) et de malformations fœtales en cas d’utilisation pendant la grossesse ; ces effets pouvant perdurer après l’arrêt du traitement. D’importantes mesures visant à réduire ces risques ont ainsi été mises en place (initiation par un spécialiste, accord de soins, durée limitée…). Les traitements à base d’isotrétinoïne peuvent aussi entraîner des atteintes hépatiques, oculaires, musculaires ou intestinales.
Ces médicaments n’ont, par ailleurs, aucun effet esthétique bénéfique : ils ne modifient pas la forme du nez, ne rendent pas la peau plus nette, comme cela est suggéré sur les réseaux sociaux. Au contraire, ils peuvent "altérer la qualité de la peau", en entraînant une aggravation possible de l’acné une sécheresse importante…
"Les médicaments à base d’isotrétinoïne ne doivent en aucun cas être utilisés à des fins esthétiques" insiste l’ANSM. "Leur utilisation doit donc être strictement réservée aux indications autorisées et réalisée sous surveillance médicale stricte."
Références :
Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM, 12 mars).
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