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Réforme Pass/LAS : les étudiants mettent la pression sur les ministères
Les fédérations représentant les étudiants en santé poussent pour que les arbitrages concernant la réforme Pass/LAS soient rapidement rendus. Oraux, part d'enseignement en santé… Elles réaffirment, également, plusieurs de leurs positions.
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Elles ne souhaitent plus attendre. Les différentes fédérations représentatives des étudiants en santé, à commencer par l'Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf), poussent pour que les arbitrages soient rendus concernant la réforme de la première année d’accès aux études de santé. Ces décisions, concernant les volets "pédagogiques et financiers", sont attendues de pied ferme par ces fédérations et devront "être à la hauteur d’une évolution ambitieuse", plaident les acteurs.
Oraux ou non, part de la santé, redoublement… Pléthore de sujets restent à trancher par les ministères concernés, à savoir le ministère de la Santé, accompagné de celui de l'Enseignement supérieur. Depuis plusieurs mois, les représentants des filières (maïeutique, médecine, odontologie, pharmacie, kinésithérapie), des universités et du Gouvernement participent à des consultations pour faire évoluer ce modèle. Mais, les élections présidentielles approchant, ces acteurs du monde étudiant craignent que la réforme soit abandonnée par le prochain Gouvernement. "La REES (Réforme d'entrée dans les études de santé) ne peut être sans cesse remise à demain, au risque de ne jamais voir le jour et de continuer à sacrifier des générations d’étudiants."
42% pensent au cours de l'année à abandonner leur cursus de santé
Une réforme nécessaire selon les fédérations étudiantes. "Depuis des années, les dysfonctionnements des modalités Pass/LAS dus à son illisibilité ne sont plus à prouver : gâchis humain tant les étudiants sont mal orientés, hétérogénéité sur le territoire, surcharge de travail créant de l’anxiété pour les futurs professionnels de santé", confirment les intéressés, par voie de communiqué. Ces derniers se basent notamment sur une enquête, publiée en 2024, auprès de plus de 13 000 étudiants. 81% des étudiants sont plus stressés depuis leur entrée en Pass/LAS et 42% pensent au cours de l'année à abandonner leur cursus de santé.
"Face à un système de santé aux besoins croissants, prioriser le bien-être des étudiants et leur réussite est une nécessité pour tous les étudiants d’aujourd’hui et les soignants de demain", rappellent les étudiants. Si le retour à une voie unique est salué par les fédérations, ces dernières prônent également, comme elles l'avaient déjà indiqué au sein d'Egora, le maintien des épreuves orales.
"Aussi, afin d’assurer une réelle deuxième chance d’accès à la santé, la présence d’enseignements de santé en deuxième année de licence est primordiale." Des évolutions qui devront être accompagnées de financements supplémentaires selon le communiqué. "Le manque de financement entraînerait une diminution des capacités d’accueil et une sur-sélection arbitraire sur Parcoursup. Pourtant, dans un pays confronté à une crise majeure d’accès aux soins, restreindre l’entrée dans les études de santé serait un non-sens politique grave pour le système de santé."
La réforme Pass/LAS est, pour le moment, prévue pour la rentrée 2027. Les doyens ont, d'ores et déjà, demandé un report à 2028.
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