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Aucune avancée tarifaire : les cliniques annoncent une grève suivie par 80% des adhérents de la FHP

Annoncée officiellement le 25 avril dernier, la Fédération de l'hospitalisation privée a confirmé hier lors d'une conférence de presse tenue au côté des médecins libéraux, son intention de lancer une grève "massive" à compter du lundi 3 juin. Suivi par près de 80 % des adhérents de la FHP, le mouvement devrait atteindre "les 100%" dans les prochains jours.

16/05/2024 Par Sandy Bonin
Cliniques
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"Le mouvement sera extrêmement suivi : 80% des adhérents de la FHP" (Fédération de l'hospitalisation privée, qui regroupe la totalité des établissements privés) ont déjà fait part aux Agences régionales de santé "de leur ferme intention de se mettre en grève", a assuré mercredi 15 mai le président de cette organisation, Lamine Gharbi. Et d'ici les prochains jours, selon lui, "les 100% seront atteints".

A compter du lundi 3 juin, les cliniques privées à but lucratif, qui représentent 25% de l'activité hospitalière française (médicale, chirurgicale et obstétrique) suspendront quasi totalement leurs activités à l'exception de certaines activités vitales comme la dialyse. Cette grève sera finalement "un test grandeur nature du scénario où l'hospitalisation privée ne serait plus là", a résumé Lamine Gharbi.

Les cliniques veulent amener le Gouvernement à revoir les tarifs auxquels elles seront rémunérées en 2024, qui doivent n'augmenter que de 0,3%, alors qu'ils augmenteront de 4,3% pour les hôpitaux publics.  Le manque à gagner pour elles est de 500 millions d'euros, indiquent-elles.

Au contraire de Frédéric Valletoux, le ministre délégué à la Santé, qui a fait part mardi 14 mai devant l'Assemblée nationale de sa volonté de "trouver des voies de sortie" dans le conflit, les cliniques privées estiment que le dossier n'avance pas. "Il y a un blocage idéologique" du Gouvernement au détriment de l'hospitalisation privée, a estimé Lamine Gharbi. D'après lui, "s'il n'y a pas de révision des tarifs, il y aura un déficit de 800 millions d'euros sur la branche" en 2024.

[Avec AFP]

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