Stéphanie Rist

Le financement de la Sécurité sociale "empêche de dormir" Stéphanie Rist

La ministre de la Santé intervenait dans l’émission Les Contrepoints de la santé, diffusée sur YouTube. Elle a notamment fait part de son inquiétude sur la durabilité du financement de notre modèle social face au manque d’actifs, appelant à faire de ce sujet un des grands débats de l’élection présidentielle de 2027. 

12/02/2026 Par Alexis Vignais
Stéphanie Rist

"Moi, j'avoue que c'est un peu ce qui m'empêche de dormir, le financement de notre modèle social." Un aveu signé Stéphanie Rist, lors de l’émission Les Contrepoints de la santé, diffusée sur YouTube, mercredi 11 février. La ministre de la Santé appelle d’ailleurs à en faire l’un des grands “débats” de la prochaine élection présidentielle.  "Nous avons un vrai débat de société à avoir", et c'est un sujet "à la hauteur d'un débat présidentiel", plaide la ministre. La rhumatologue de formation ne cache pas son point de vue sur la question. 

Si la dernière loi de financement de la Sécurité sociale a permis de “maîtriser” le déficit pour 2026, pour le prochain budget elle estime que des économies “encore plus importantes” seront à faire. La ministre ajoutant qu’elle n’arrive pas à se projeter “dans les financements des cinq prochaines années”. En cause, le manque “d’actifs” et la baisse des cotisations qui en découlent. "Est-ce que c'est que des cotisations, est-ce qu'on fait un impôt, est-ce qu'il faut dépenser plus de PIB pour nos dépenses de santé ?", interroge la ministre. 

Concernant les hôpitaux et cliniques, la ministre a estimé qu’il y a aujourd’hui "trop de malades dans des lits" hospitaliers alors qu'une partie pourrait être soignée en ville. Stéphanie Rist suggère de permettre aux médecins un exercice "beaucoup plus mixte" entre ville et hôpital, et de "faire converger les modes de rémunération" entre ces modes d'exercice.

"Cela veut dire être payé" à la fois "sur l'activité" mais aussi en prenant en compte "les missions de service public", "la responsabilité de population" d'un territoire, ou encore "la formation", notamment des internes. Aujourd'hui, la rémunération des médecins "n'est plus très juste" car "quand vous faites la même chose", au même âge, avec les mêmes malades et les mêmes outils, "selon l'endroit où vous travaillez, vous avez un écart de rémunération de dix points"

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1 débatteur en ligne1 en ligne
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13 points
Médecine générale
il y a 29 jours
Pourquoi personne ne remet en cause le fait que seul le travail devrait financer la sécurité sociale ! Il faut prendre l'argent là ou il est ! Il faut prélever directement sur les revenus du capital. Les grand patrons sont encouragés à diminuer leurs charges salariales pour payer moins de charges sociales ! Les machines et l'IA remplacent progressivement les salariés. Il faut que l'ensembles des revenus générés par les entreprises finances la protection sociale. Le système actuel va d'une part détruire l'emploi, et d'autre part détruire la sécurité sociale. En attendant, notre gouvernement culpabilise et taxe toujours plus les malades, et ils culpabilisent également les professionnels de santé en nous rendant responsable de la situation actuelle.
Photo de profil de Pat Bourgpat
2,4 k points
Débatteur Passionné
il y a 29 jours
Aujourd'hui, la rémunération des médecins "n'est plus très juste" car "quand vous faites la même chose", au même âge, avec les mêmes malades et les mêmes outils, "selon l'endroit où vous travaillez, vous avez un écart de rémunération de dix points". Bien venu en économie communiste. Le CA et les bénéfices ne sont pas identiques. Prenons des boulangers selon leur lieux d'exercice et la population, il y aura des CA et des bénéfices différents. Pourquoi la santé aurait une rémunération qui ne montre pas les capacités différentes des personnes et les valorisent.
Photo de profil de JEAN PY
381 points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 23 jours
PRIMO - ce sont les salaires versés par les créateurs d'entreprises qui assurent la"richesse" de l'état - donc il faut "aider" les entrepreneurs à garder leurs créations - DEUXIO - le passage des 39H par semaine aux 35 heures a fait perdre 4 heures de cotisations par semaine à multiplier par le nombre de semaines annuelles = - pertes de gain avec une dépense plus importante au niveau du "budget retraite", vu le papy-boom de l'après-guerre - j'en fais partie je suis un "boomer". Les entreprises font leurs bénéfices sur le travail de recherche de marchés par "le" patron et la seule variable pour budgétiser une boite en solvabilité est la variable masse salariale -

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