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C à 25 euros : "une insulte" à la "reconnaissance que la Nation" doit aux médecins généralistes

Alors que les "milliards tombent sur l'Hôpital", la médecine de ville risque d'être "l'oubliée de ce Ségur de la santé", a alerté mercredi le Dr Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF. Revalorisation du C et de la télémédecine, rémunération des soins non programmés et de la coordination… le premier syndicat de médecins libéraux, en pleine rénovation, a dressé la liste de ses priorités en amont de négociations conventionnelles qui pourraient démarrer dès la fin de l'été.

 

7,5 milliards d'euros pour les personnels paramédicaux et non médicaux, 600 millions pour les médecins hospitaliers et les étudiants, 6 milliards d'euros d'investissement, 13 milliards d'euros de reprise de dette… Au Ségur de la Santé, "les milliards tombent sur l'Hôpital comme à Gravelotte", constate le Dr Ortiz. Et pour les médecins libéraux, qui ont fait preuve d'un "engagement exceptionnel" durant la crise du Covid afin "de répondre aux besoins de la population" parfois "sans protection", que va-t-il rester ? s'interroge le président de la CSMF. "La médecine de ville ne comprendrait pas qu'elle soit l'oubliée de ce Ségur de la santé", alerte-t-il.

Pour le syndicaliste, la crise sanitaire a été le révélateur des travers d'un système de santé trop hospitalo-centré et vite saturé. "Qu'est-ce qu'on a dit aux Français? Vous avez de la fièvre, il faut vous faire tester, vite vite à l'hôpital!'", caricature Jean-Paul Otiz. L'Hôpital étant "rapidement débordé", la médecine de ville a été mise à contribution, dans un deuxième temps. "Il faut faire l'inverse, juge-t-il. L'accès aux soins dans ce pays, ce n'est pas les urgences hospitalières, c'est la médecine de proximité. L'Hôpital doit venir en recours, en référence, en troisième ligne. Tant qu'on aura l'Hôpital qui fait de la médecine de première ligne, ça va dysfonctionner", met en garde le président de la CSMF, fustigeant les maisons de santé et autres consultations avancées promues par les fédérations hospitalières.

Pour les médecins libéraux, le "monde d'après" doit nécessairement passer par une revalorisation de l'exercice. "Nous ne pouvons continuer à avoir un acte médical qui soit aussi décoté dans l'échelle des actes médicaux en Europe", lance le président de la CSMF. Le C à 25 euros n'est plus seulement "déconnecté de la réalité", c'est aujourd'hui "une insulte à notre mission, à notre engagement professionnel et à la reconnaissance que la nation doit à ses valeureux soldats qui sont montés au front et l'ont lourdement payé lors de cette crise sanitaire", considère-t-il.

Alors que la négociation d'un avenant conventionnel est prévue à la rentrée (du moins convenue avec Nicolas Revel, ex-DG de la Cnam nommé depuis directeur de cabinet du Premier ministre), la CSMF dresse la liste de ses priorités...

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