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L'anesthésiste Frédéric Péchier reste en prison dans l'attente de son procès en appel

Sa demande de remise en liberté avait été déposée afin de mieux préparer son procès en appel. Celle-ci a été refusée, notamment en raison de risques de trouble à l’ordre public, de pression sur les témoins ou de fuite de l'anesthésiste.  

12/02/2026 Par Alexis Vignais
Faits divers / Justice
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Il avait déposé une demande de remise en liberté. Elle a finalement été refusée. L'anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre à la prison à perpétuité pour 30 empoisonnements dont douze mortels, souhaitait sortir de prison pour mieux préparer son procès en appel.

Frédéric Péchier "reste donc incarcéré", selon le communiqué du parquet général que l'AFP a pu consulter. Pour justifier cette décision, il est évoqué que sa remise en liberté pourrait causer un "trouble à l'ordre public", que Frédéric Péchier pourrait faire pression sur les témoins ou bien qu’il n'est pas garanti qu’il se présenterait à son nouveau procès. Une décision qui est intervenue après une audience de près de quatre heures. L'avocat de Frédéric Péchier, Me Randall Schwerdorffer, a annoncé qu'un "recours en cassation contre cette décision" allait être déposé. 

"Nos clients n’auraient vraiment pas encaissé une remise en liberté" 

Pour les victimes et leurs familles, cette décision est un "soulagement", souligne Me Frédéric Berna, avocat de nombreuses parties civiles. "Nos clients n'auraient vraiment pas encaissé une remise en liberté. Ils auraient trouvé cela invraisemblable."  Une remise en liberté aurait également changé le calendrier judiciaire, a fait valoir la magistrate : la justice n'aurait plus été contrainte d'organiser le deuxième procès dans un délai d'un an, ce qui aurait pu entraîner un report allant jusqu'à plusieurs années.

 
 
Le lieu et la date de son nouveau procès ne sont pas encore fixés. Le grand nombre de parties civiles, près de 200, complique son organisation. La cour d'appel de Besançon a demandé une dérogation pour que ce dossier hors norme soit jugé dans la même ville qu'en première instance, ce qui n'est pas prévu par les textes. 

[avec AFP]  

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Michel Rivoal
13,3 k points
Plume
Anesthésie-réanimation
il y a 6 mois
Un épisode supplémentaire attendu de ce procès. La dérogation pour situer le procès en appel dans la même localité n'est pas sans poser des problèmes de procédure. Il ne faudrait pas que cela entraine une cassation pour vice de forme. Le maintien en détention en revanche est "logique" et fonction du contexte.
 
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