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Régulation de l'installation : l'Ordre redoute un "désengagement durable" des médecins

Le Conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom) s'oppose au modèle de "coercition" prévu dans la proposition de loi Garot. Il demande aux sénateurs de rejeter le texte.

21/05/2026 Par Alexis Vignais
jeunes médecins
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Le message a le mérite d'être clair : "l'amélioration de l’accès aux soins ne passera pas par la coercition." Via un communiqué, le Conseil national de l'Ordre des médecins "réaffirme avec fermeté son opposition à cette régulation coercitive de l'installation des médecins." Il est fait ici directement référence à la proposition de loi Garot, qui sera examinée le 11 juin prochain par le Sénat.  

Pour rappel, le texte voudrait que les médecins obtiennent une autorisation préalable de l'ARS avant de s'installer au sein d'un territoire. Celle-ci serait accordée de droit dans les zones caractérisées "par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l'accès aux soins", mais conditionnée, ailleurs, au départ d'un médecin de même spécialité du territoire.

"Désorganisation des parcours professionnels"  

"La proposition de loi Garot ne répond pas aux difficultés d’accès aux soins. Elle risque, au contraire, de les aggraver", tonne le Cnom. "Réduire la liberté d’installation à une logique purement administrative est une réponse simpliste à une crise qui exige, au contraire, des solutions pérennes et concertées, organisées au plus proche des territoires et de leurs spécificités."

Pour l'Ordre des médecins, les conséquences seraient nombreuses en cas d'adoption du texte : "désorganisation des parcours professionnels", "affaiblissement des vocations chez les jeunes médecins", "recul de l’attractivité de l’exercice libéral" ou encore "risque de désengagement durable des praticiens".  

Le Cnom appelle donc le Sénat à rejeter cette proposition de loi et pousse pour que des "des mesures d'incitation et d'organisation coordonnée des soins" soient prises. "Seule cette approche permettra de répondre durablement aux besoins de la population."  

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

Herve Koskas

Non

Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

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Médecine générale
il y a 23 jours
l'Ordre ne fait là qu'un baroud de déshonneur, faute duquel il est désormais certain que son inutilité, jointe à la révélation récente de sa non respectabilité, le condamnait à une dissolution immédiate . . . Ne pourrait-il se rattraper in extremis, mieux qu'en faisant semblant de s'insurger contre la coercition et la nuisance systémique de la technocratie, en proposant quelques mesures concrètes pour "solvabiliser" l'attractivité de la profession libérale ? Apparemment, nos confrères ordinaux n'ont aucune idée concrète, ne serait-ce que pour rétablir l'équité des conditions contractuelles de l'exercice responsable durable et équitable ("éthiquable", ensomme) du soin humain de proximité, à savoir UN TARIF HORAIRE ! Ce dernier aurait pourtant l'immense mérite éthique et déontologique de proportionner enfin la qualité du soin à la durée nécessaire pour le réaliser. Chacun de nos patients ne le vaut-il pas (comme le dit si bien LOREAL) ? Dans tous les domaines scientifiques et techniques, le TEMPS est la première des coORDOnnées dont la mesure conditionne celle de toutes les autres; Cette ORDONNEE- là échapperait-elle à l'Ordre, le condamnant désormais à l'imposture définitive ?
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Christian LEHMANN
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Médecine générale
il y a 23 jours
Je vois un confrère écrire "Les vraies vocations resteront". Comment dire?... C'est un métier. Un mé-tier. On ne le choisit pas par hasard, certes, mais c'est un mé-tier. Le terme de "vocation" a été utilisé pendant des décennies en mode "ah ben c'est une vocation vous ne voulez pas avoir une vie en plus??!!!" Ben ça a marché, un temps, ça a burn-outé et brûlé des générations entières. Mais ça ne marche plus chez les jeunes, et tant mieux. Parce que quand les pouvoirs publics clament "vocaaaaattttion", ça les dispense de se poser la question de rendre le métier faisable. Donc le CNAM harcèle et détruit des collègues sur des arrêts de travail post-covid jugés insoutenables par des connards qui adorent renvoyer des gens malades contaminants au boulot, et après s'étonne des déplaquages
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FRANCOIS CORDIER
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Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 23 jours
"l'Ordre redoute un "désengagement durable" des médecins"; Bel euphémisme pour évoquer l'avancée inéluctable du "Désert" ! L'ordre "redoute" ? Eh bien NOUS le constatons déjà depuis plus de 20 ans, et pour des raison très concrètement "coercitives", à savoir le maintien dictatorial d'une nomenklatura de tarification forfaitaire aussi inique que délétère pour la pérennité de l'exercice dit "libéral". Nos conseillers "Ordinaires" sont-ils encore des praticiens de terrain pour se permettre d'ignorer aussi aveuglément ce paramètre économique d'une véritable éthique professionnelle ?
 
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