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Médecines douces : Face aux dérives, le ministère veut réguler les formations
Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a demandé au Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur de lancer une mission de cartographie et d'évaluation de la qualité" des formations qui "se réclament" des médecines "douces".
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Médecines intégratives, douces, alternatives... Une mission de "cartographie et d'évaluation de la qualité" de ces formations va être lancée, selon Philippe Baptiste, le ministre de l'Enseignement supérieur. "Les formations qui se réclament de ces expressions interrogent souvent les communautés scientifiques et universitaires", constate-t-il sur X, après que des professionnels de santé aient dénoncé "l’entrisme" des "médecines alternatives" à l’université.
Il a également "demandé à l'inspection générale du ministère de conduire une mission d'inspection à l'Inspe de Dijon" (Institut national supérieur du professorat et de l'éducation). Et ce, après que plusieurs articles de presse aient suscité des questionnements sur les formations délivrées dans la faculté.
Homéopathie et pratiques bouddhistes
Le master MEEF sciences de la vie et vie la Terre de Dijon, destiné à former les futurs enseignants du secondaire, a vu "émerger une culture un peu ésotérique avec l’enseignement de théories qui ne figuraient pas au programme des concours préparés par nos étudiants", assure Didier Quesne, professeur agrégé de SVT et docteur en géologie à l’UBE, à nos confères du Monde.
Les étudiants témoignent avoir reçu des enseignements sur "l’efficacité des médicaments" selon "leur couleur" ainsi que des cours sur "l’autoguérison, avec des thèmes étranges comme la relation corps-esprit, le pouvoir de l’homéopathie, les pratiques bouddhistes". Il existerait 203 diplômes universitaires (DU) ou inter-universitaires (DIU) "déviants" en 2025, d'aromathérapie, d'acupuncture ou de réflexologie, selon les travaux de Hugues Gascan, président du Groupe d'étude du phénomène sectaire (GéPS).
Audit et retrait de certaines formations
"C'est pourquoi j'ai demandé au Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Hcéres) de lancer une mission de cartographie et d'évaluation de la qualité des formations existantes et de me faire des propositions pour mieux les réguler", a déclaré le ministre de l'Enseignement supérieur.
En avril, la Conférence des doyens de médecine avait, elle aussi, annoncé qu'elle allait demander un "état des lieux des formations ainsi que l'audit et le retrait des formations sur des pratiques de soins non validées". Un rapport remis au gouvernement en janvier sur la désinformation en santé allait dans ce sens et recommandait notamment de "bannir la labellisation académique de pratiques de soins non validées" et appelait à "auditer les formations existantes".
[Avec AFP et Le Monde]
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