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Le SOPK devient le SMOP pour améliorer le diagnostic et la compréhension de la maladie
Le Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) change de nom et dévient désormais le Syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP).
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Cette initiative provient de la Monash University (Australie) et a été rendu publique à l’occasion du 28e Congrès Européen d’Endocrinologie qui s’est déroulé du 9 au 12 mai. Elle a fait l’objet d’un article publié simultanément dans The Lancet.
Cette nouvelle dénomination reflète mieux la physiopathologie et les conséquences de cette affection qui touche 1 femme sur 8 à 10 en âge de procréer, et qui est la 1ère cause d’infertilité féminine.
Jusqu’à présent la dénomination de cette pathologie était trompeuse, car réduite "à une conception erronée des "kystes" et à une focalisation sur les ovaires. Cela a contribué à des erreurs de diagnostic et à des traitements inadéquats", affirme la Monash University dans un communiqué. Or, "ce que nous savons aujourd’hui, c’est qu’il n’y a en réalité aucune augmentation du nombre de kystes anormaux sur les ovaires, et que les diverses caractéristiques de cette affection étaient souvent méconnues", a déclaré la Pre Helena Teede (Monash Centre), première auteure de ce travail. Cette méconnaissance de la maladie entrainait des retards de diagnostic et de soins prodigués aux personnes touchées par cette affection négligée.
Anomalies reproductrices
Ce nouveau nom met donc l’accent sur le fait que plusieurs hormones sont impliquées, ainsi que sur la dimension métabolique de l’affection, avec des conséquences multiples sur la santé des femmes. Le SMOP est, en effet, dû à un dérèglement hormonal d’origine ovarienne et/ou centrale qui entraîne une production excessive d’androgènes et des troubles métaboliques. Il combine des anomalies reproductrices, androgéniques et morphologiques ovariennes associées à des risques métaboliques accrus. Et, contrairement à ce que l’on pensait initialement, lors de sa découverte dans les années 30, il ne s’agit pas de "kystes" ovariens, mais de follicules dont le développement est inachevé.
La Pre Terhi Piltonen (Université d’Oulu, Finlande), présidente de l’International androgen excess and polycystic ovars Syndrome society (AE-PCOS Society), ajoute : "il était essentiel que le nouveau nom soit scientifiquement correct, mais qu’il soit également envisagé dans divers contextes culturels afin d’éviter certains termes liés à la reproduction qui pourraient renforcer la stigmatisation et nuire aux femmes dans certains pays."
Ce changement de nom est ainsi le fruit de 14 années de collaboration internationale à laquelle ont participé de nombreux experts, sociétés professionnelles, mais aussi de nombreuses personnes directement concernées par la maladie.
D’autres articles devraient suivre dans la presse scientifique concernant les implications de ce changement de nom. Et de nouvelles lignes directrices internationales devraient être publiées en 2028.
Références :
Sources : Communiqué de la Monash University (12 mai). Et Teede H, et al. The Lancet, 2026; 0
https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(26)00717-8/fulltext
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