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Baisses de tarifs moins importantes que prévu en échange d'efforts sur la pertinence des actes : les radiologues s'insurgent
Le conseil national professionnel (CNP) de la radiologie s'inquiète des "conséquences préoccupantes des orientations actuellement envisagées par l'Assurance maladie" pour l'imagerie médicale. Alors que les négociations ont repris, la Cnam promet des baisses de tarifs moins importantes que prévu sur les forfaits techniques en échange d'économies sur la pertinence des actes.
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"La radiologie ne peut être considérée sous le seul prisme d'économies financières massives. Une telle approche fait peser un risque réel de dégradation de l’accès aux soins, de la qualité des prises en charge et des capacités de prévention pour l’ensemble de la population", écrit le conseil national professionnel de la radiologie (G4)* dans un communiqué diffusé mercredi 27 mai.
Alors que le plan imagerie a acté une diminution des dépenses de 300 millions d'euros à compter du 5 novembre dernier, de nouvelles baisses sont prévues à partir du 1er juillet prochain. Les forfaits techniques doivent diminuer de 2 %. "Ce qui nous choque, c'est qu'un groupe de travail a été mis en place pour étudier la réalité du coût des forfaits techniques. Les résultats devraient être rendus à la mi-juillet, mais la Caisse veut appliquer les baisses dès le 1er juillet sans attendre les résultats", dénonce à Egora le Dr Jean-Philippe Masson, président de la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR).
Après une rupture des discussions, les négociations ont repris entre syndicats de radiologues et Assurance maladie en vue d'une éventuelle signature de l'avenant 1. La Cnam propose ainsi de ramener la baisse des forfaits techniques de 2 % à 1 %, en échange d'une politique forte de pertinence des actes. "Ils veulent aboutir à 70 millions d'euros d'économies", décrypte le Dr Masson. "Passer de 2 à 1 % nous ferait économiser 20 millions d'euros", poursuit-il.
"Les radiologues ne sont pas les prescripteurs des examens d'imagerie : les dépenses générées par les autres acteurs du système de santé ne peuvent leur être imputées", écrit le G4 dans son communiqué. "Il est très difficile pour nous de jouer sur la pertinence. 50 % des demandes d'examens ne sont pas motivées", abonde Jean-Philippe Masson.
Le CNP de la radiologie souligne également l'incohérence qu'il y aurait à demander à la radiologie de supporter l'essentiel des économies sur l’imagerie médicale "alors même que les autorisations d'équipements lourds, notamment les scanners et les IRM, ont été largement augmentées par les tutelles elles-mêmes". "Il ne saurait être acceptable que les radiologues assument seuls des contraintes économiques liées à des évolutions structurelles décidées au niveau national", pointe le G4 qui regrette "une approche exclusivement comptable de l'imagerie médicale".
*G4 : Société française de radiologie, Fédération nationale des médecins radiologues, Syndicat des radiologues hospitaliers, Collège des enseignants en radiologie de France.
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