A bout de patience, les infirmières libérales brandissent la menace d'un "mouvement social dur" en avril
Les deux premiers syndicats d'Idel (FNI et Sniil) et la Fédération nationale des étudiants infirmiers (Fnesi) dénoncent le retard pris dans la publication des textes réglementaires parachevant la réforme du métier. Ils lancent un ultimatum au ministère et à la Cnam.
"Les textes indispensables à l’évolution du métier infirmier libéral — infirmier référent, listes d’actes, BSI, modalités d’exercice et de rémunération, réforme de la formation — sont sans cesse repoussés, sans calendrier clair ni échéance clairement stabilisée", pointent les trois organisations dans un communiqué diffusé ce lundi 9 février.
Cet "étirement continu du calendrier réglementaire et conventionnel" risque de repousser à 2027 les revalorisations tant attendues par la profession, redoutent les syndicats. "Pendant ce temps, les infirmiers libéraux continuent de faire face à une hausse des charges, à une complexification croissante des actes, à une pression administrative accrue et à une dégradation de leurs conditions d’exercice, sans reconnaissance financière à la hauteur de leur rôle central dans le système de soins", déplorent-ils.
Loin d'avoir été rassurés par les récentes annonces de la ministre Stéphanie Rist, la FNI, le Sniil et la Fnesi réclament "une clarification rapide et crédible du calendrier réglementaire", "la sécurisation des textes nécessaires à l'aboutissement des négociations", la "conclusion, "avant le 31 mars" prochain d'accords permettant des revalorisations "applicables dès 2026", ainsi qu'une "réflexion globale sur le fonctionnement et le financement de la formation infirmière". A défaut, les organisations "déposeront un préavis de mouvement social dur pour le mois d’avril 2026".
La sélection de la rédaction
Faut-il réformer l'Ordre des médecins ?
Pascal LIGIER
Non
Comme dans toute organisation professionnelle, qu'elle soit syndicale ou autre, on trouvera toujours des abus avec des notes de fr... Lire plus