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Prescription de finastéride : une attestation cosignée par le médecin et le patient bientôt obligatoire

Dès avril 2026, la délivrance du finastéride oral 1 mg sera conditionnée à la signature annuelle, par le médecin et le patient, d’une attestation d’information sur les risques du traitement, selon de nouvelles exigences fixées par l’ANSM.

06/02/2026 Par Dre Marielle Ammouche
Dermatologie
pharmacien

Pour renforcer la sécurité de la prescription de finastéride oral 1mg, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a décidé d’aller plus loin que les mesures préconisées au niveau européen en septembre dernier (carte patient, mention d’alerte sur les boites). L’agence sanitaire française va conditionner la délivrance du médicament à la cosignature – à la fois par le patient mais aussi par le médecin – d’une attestation annuelle d’information partagée, en plus de l’ordonnance. L’objectif : s’assurer de la connaissance par le patient des risques sur la santé mentale et sexuelle de ce traitement. 

Cette attestation remplace le document d’information pour les patients qui avait été mis en place en 2019. Cette mesure sera effective à partir du 16 avril 2026. Et l’attestation sera nécessaire même pour un renouvellement à partir du 16 juin 2026.

Le médecin devra remettre un exemplaire de l’attestation au patient et en sauvegardera un autre exemplaire dans le dossier médical.

L’ANSM rappelle que les effets secondaires potentiellement associés à la prise de finastéride oral 1mg dans le cadre d’un traitement de l’alopécie androgénique peuvent être graves (dépression, troubles de l’érection, …) et peuvent persister même après l’arrêt du traitement. Un temps de réflexion avant l’institution du traitement est donc recommandé, ainsi qu’un suivi médical régulier. Et en cas de survenue de troubles, l’arrêt du traitement et une consultation médicale peuvent être nécessaires en urgence. 

Les laboratoires concernés enverront prochainement une lettre aux professionnels de santé prescripteurs pour les informer de ces nouvelles modalités.

Références :

Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM, 5 février).

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

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nous sommes assez grand pour pouvoir demander des honoraires adaptés à nos patients .cela nous donne une impression de liberté... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
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DELA LIE
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Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 4 mois
C'est parti ! Encore des papiers ....sous couvert de prévention, mais dans un but inavouable d'économie; casser les pieds aux prescripteurs, qui par lassitude renoncent a cette prescription, et comme cela fonctionne (voir les chutes de délivrance de la codeine/tramadol) cela va se généraliser....et cela donne un autre moyen de pression sur le labo pour négocier les tarifs de remboursement SS. A quand le même système pour la vente d'OH et de tabac ???? Ben non ! Eux rapporte de l'argent à l'état!
 
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