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Menace d'arrêter la pratique des IVG : le Syngof s'attire les foudres de la ministre et de l'Ordre

"Dans la situation très dangereuse qui est la nôtre, nous devons faire scandale", appelle le Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France dans sa newsletter. Mission réussie. La menace d'arrêter de pratiquer les IVG si le ministère ne reçoit pas le syndicat sur la question du fonds de garantie a suscité l'indignation générale.

 

 

"Préparez-vous à ce que le syndicat vous donne l'ordre d'arrêter les IVG si la ministre de la Santé refuse de nous recevoir", écrit un représentant du Syngof dans la newsletter envoyée aux adhérents du syndicat. Quelques mois après les propos polémiques sur l'IVG tenus par son président, le Dr Bertrand de Rochambeau, le Syngof refait parler de lui. Repris sur Twitter, cet appel a suscité l'indignation générale.

"Menacer de priver des femmes de l’accès à l’IVG est totalement contraire à la déontologie médicale", tance le Conseil national de l'Ordre des médecins dans un communiqué diffusé mercredi après-midi. Moins de deux heures après, c'est au tour d'Agnès Buzyn de condamner ces propos. Dans un communiqué, la ministre de la Santé souligne "le caractère inadmissible de ces menaces" et "regrette également l’image faussée des médecins gynécologues obstétriciens de France que renvoient ces nouvelles déclarations inacceptables de la part d’un syndicat qui entend les représenter".

Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) a également réagi par communiqué, tenant à préciser qu'"il ne s'associe en rien à la menace de grève des IVG proférée par le Syngof". "Cette menace est en contradiction avec toutes les règles déontologiques, mais aussi avec les principes mêmes des gynécologues-obstétriciens qui ont choisi, par vocation, d’aider les femmes dans toutes les circonstances qui requièrent nos compétences", assène la société savante.

 

"Il est, pour nous, intolérable de prendre en otage la population de femmes en situation de fragilité", lancent de leur côté Les Spés-CSMF, qui se "désolidarisent" du Syngof.

Sur les réseaux sociaux, nombre sont ceux qui réclament une sanction à l'encontre du syndicat, tandis que d'autres remettent en cause la clause de conscience.

 

A l'origine de cette polémique, le combat du Syngof pour...

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