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"Sage-femme référente" : les patientes risquent d'être induites en erreur, alerte le syndicat des gynécos
Le Syngof appelle les autorités à revoir leur communication et à désigner le gynécologue comme référent médical de la santé des femmes.
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L’usage du terme de "sage-femme référente" introduit "une ambiguïté majeure quant à la responsabilité médicale dans le parcours de soins", alerte le Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France dans un communiqué. "Cette terminologie est de nature à induire les patientes en erreur sur le niveau d’expertise requis pour l’identification et la prise en charge des situations pathologiques ou à risque", estime le Syngof.
C'est pourquoi le syndicat de la spécialité demande à ce que cette notion soit "réévaluée" et "à ce que et que toute communication institutionnelle, notamment par l’Assurance maladie, garantisse une information claire, loyale et non ambiguë à destination des femmes".
En clair, le Syngof souhaite que le gynécologue soit désigné par les institutions comme le "référent médical dans le champ spécifique de la santé des femmes", en particulier pour les pathologies cervicales, les pathologies endocriniennes (dont le SOPK), l’ensemble des pathologies gynécologiques, incluant l’endométriose, le suivi des patientes atteintes de cancer gynécologique et du sein ou présentant un risque génétique, la prise en charge de la ménopause, les explorations échographiques à visée diagnostique et surveillance de pathologie, les grossesses à risque, pathologiques ou grossesses chez une patiente ayant une pathologie préexistante et les parcours d’infertilité et d’assistance médicale à la procréation (AMP).
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