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Retards de soins, arrêts de travail prolongés : quand les généralistes ont du mal à adresser leurs patients aux spécialistes

Les généralistes franciliens font état d’importantes difficultés d’adressage vers les spécialistes dans une enquête réalisée par l’URPS-médecins libéraux d’Ile-de-France, qui alerte sur les les conséquences.  

02/06/2026 Par Alexis Vignais
Spécialistes
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"Des difficultés massives qui dégradent le parcours de soins." C’est l’un des enseignements d’une enquête flash menée par l’URPS-médecins libéraux d’Ile-de-France auprès de médecins généralistes franciliens sur leurs difficultés d’adressage vers les spécialistes. "Les résultats mettent en évidence une situation critique, aux conséquences directes sur les patients et le système de santé", alerte l’organisation dans un communiqué présentant les principaux résultats de l’enquête. 

Des affirmations, chiffres à l’appui : 98 % des médecins généralistes répondants* déclarent rencontrer des difficultés d’adressage vers des spécialistes, selon l’enquête flash. Autant de difficultés qui se manifestent à un rythme très rapproché. “68 % y sont confrontés très fréquemment, plusieurs fois par semaine ou par jour”, confirme le document. Si toutes les spécialités "sont concernées" selon l’URPS, certaines le sont toutefois plus que d’autres, notamment la dermatologie (citée par 74% des répondants), la psychiatrie (50%) et la rhumatologie (35%).  

"Avec Doctolib, il est impossible de contacter directement les confrères spécialistes pour obtenir un rdv en urgence si on ne possède pas leur numéro personnel de portable", témoigne ainsi un des répondants au sein de l’enquête. "Je trouve des difficultés pour avoir des rdvs avec [des] psychiatres, cardiologues, gastro, rhumato, endocrino, ORL, pneumo et cardio. [C’est] souvent 3 à 4 mois [de délais]. Il faut se démener pour obtenir un rdv plus tôt", complète un autre commentaire. 

Surcharge des généralistes

Quelles sont les conséquences concrètes de ces complications ? 63 % des médecins prescrivent davantage d’examens complémentaires et 77 % prescrivent davantage d’arrêts de travail, note l’enquête. "Les difficultés d’adressage contribuent ainsi à allonger les durées d’arrêt de travail et à retarder les prises en charge adaptées", en conclut l’URPS francilienne. Si 63 % des répondants ont recours à la télé-expertise, "celle-ci reste insuffisante pour compenser les tensions actuelles : elle ne remplace pas l’examen clinique et ne permet pas toujours un accès effectif au spécialiste". 

Ces chiffres, selon l’URPS Médecins libéraux d’Ile-de-France, soulignent "une triple réalité" soit "une pénurie de médecins spécialistes", "un manque de lisibilité de leurs pratiques tarifaires notamment en tarifs opposables" et "une désorganisation croissante du parcours de soins". 

Cela ayant pour conséquence "[des] retards diagnostiques, [des] renoncements aux soins et [une] surcharge pour les médecins généralistes". 

Pour y remédier, "adapter le nombre de médecins formés aux besoins réels des territoires” figurent parmi les demandes de l’URPS francilienne. Cela s’ajoutant à l’amélioration des conditions d’adressage entre médecins et au maintien d’un accès équitable aux spécialistes. “Améliorer l’accès aux spécialistes est un levier essentiel pour réduire les délais de prise en charge, limiter les arrêts de travail et assurer une meilleure qualité des soins."

 

*Enquête envoyée par email aux 8118 généralistes de la région le 11 mars 2026, avec deux relances. 299 répondants.

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6 débatteurs en ligne6 en ligne
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B M
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Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 15 jours
Eh bien on enfin peut-être parler du quasi seul vrai problème en soin primaire de ville qui encombre le généraliste, multiplie les délais et leurs conséquences couteuses, tout en constituant une perte de chance pour les patients: l'accès aux soins secondaires. Régler ce problème, c'est régler quasi directement l'accès aux soins primaires. Pour l'instant , le politique s'attache non seulement à fermer les yeux sur ce fait évident, mais en plus invente pire: le désordre en soins primaire où tout ce qui porte une blouse blanche pourrait soudainement faire n'importe quelle tâche de médecine (diagnostique à thérapeutique). Ce qui ne fera qu'aggraver le vrai soin primaire sans jamais de solution en aval. Et le cout de tout ça: nombre de compétence partielle, à vision simpliste erronée, à prime/forfait/salariat , nombre d'examens prescrits pour rien, et de perte de temps et de santé pour les malades, plus d'arrêts de travail, plus de rééducation, plus de médicaments en attendant la chirurgie ou autre. Mais ça c'est tellement compliqué à entrevoir pour certaines têtes....
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Dr GAUTIER
618 points
Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 14 jours
Voila le splendide résultat de la loi anti cadeau qui a traité les médecins de pancraces des labo. . Elle a provoqué la rupture des liens . Les diners labo permettaient de tisser des relations des et d'échanger . Ajouter la suppression des internats qui fondaient des amitiés et des petits dej aux staff , si horriblement couteux : on ne se connait plus, on ne se parle plus. Les généralistes ne sont pas plus joignables téléphoniquement que les spécialistes . ..
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ALAIN ANNETIN
89 points
Médecine générale
il y a 8 jours
CQFD ...les délais à l'hôpital public c'est encore pire ... la file d'attente en santé chère aux énarques des années 80 bat son plein sans que comme pour la Justice il n'y ait d'évaluation et d'autocritique voilà comment arrêter le progrès et faire disparaitre la formation des Médecins la transmission ...place aux IPA
 
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