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Près de 1000 généralistes ont réalisé des IVG en ville en 2024

En 2024, 252 270 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été réalisées en France, selon le dernier rapport de la Drees. Plus de 1440 sage-femmes ont pratiqué au moins une interruption au cours de l'année, les généralistes sont plus de 900. 

25/09/2025 Par Chloé Subileau
Gynécologie-Obstétrique
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En 2024, 251 270 IVG ont été réalisées en France, soit 7000 de plus qu'en 2023. Parmi elles, 45% ont été réalisées en dehors des établissements de santé, une part qui ne fait que s'accroître depuis 2021, selon un rapport de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), publié ce jeudi 25 septembre. Le choix de la méthode évolue aussi, précise l'étude, avec un "essor considérable" des IVG médicamenteuses qui ont représenté 80% de l'ensemble des interruptions en 2024 (contre 31% en 2000, 68% en 2019).

En ville, les IVG sont de plus en plus pratiquées par les sages-femmes, qui réalisent plus de la moitié des interruptions hors établissement. Elles sont 1442 à avoir réalisé une interruption en 2024, contre 1208 en 2023. Elles sont suivies par les gynécologues et gynécologues-obstétriciens (900) et les médecins généralistes, qui sont 923 à avoir réalisé des IVG dans leur cabinet. En 2023, la Drees dénombrait 1007 généralistes ayant pratiqué au moins une IVG dans l'année.

 

Des disparités territoriales persistantes

Parmi ces professionnels libéraux (médecins ou sages-femmes), nombre d’entre eux pratiquent peu d’IVG dans l’année : 41% en ont fait moins de 10 au cours de 2024 et 61%, moins de 20. À l’inverse, ils sont 6% à en avoir réalisé au moins 100 sur la même période (la moitié sont des sages-femmes). En établissements comme en centres de santé, l’information sur la qualification du professionnel qui réalise l’IVG n’est pas disponible, rappelle la Drees.

De plus, près de 1600 médicaments ont été remis directement à la femme par une pharmacie, dans le cadre d'une IVG en téléconsultation.

En 2024, les taux de recours à l’IVG ont augmenté dans toutes les régions métropolitaines et se stabilisent dans les DROM, où leur niveau moyen est deux fois plus élevé qu’en métropole. Les disparités territoriales sont marquées puisque les taux de recours varient du simple au quadruple entre les Pays-de-la-Loire et la Guyane, note la Drees. 

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CHRISTINE THEVENET
8 points
Gynécologie-obstétrique
il y a 10 mois
Accoucheur de formation j’ai pratiqueé des IVG médicamenteuses pendant 5 ans pour un forfait incluant: un premier entretien pour aider la réflexion de la patiente et une échographie de datation pour connaître les délais .puis un second entretien avec signature de l’accord de la patiente , explication du déroulement et prescription des médications ; une prise de mifepristone lors d’une troisième rencontre matinale avec mon numéro de téléphone pour rester à l’écoute de la patiente si besoin . Enfin une consultation pour vérifier l’expulsion et une échographie de sécurité . Tout cela était chronophage , mais pour moi nécessaire et sage, en accord avec les textes . Quand j’ai découvert que ce même forfait était prélevé par des MEDECINS ou sage femmes qui se contentaient de voir les patientes une fois avant la prescription et une fois après !! Et prescrivaient les échographies que je pratiquais sans pouvoir les coter puisqu’elles faisaient partie du forfait , j’ai dénoncé ce processus pour moi bâclé et hâtif! J’ai fini par renoncer et j’ai cessé de travailler à 65 ans déçue par des pratiques que j’estimais iniques voire dangereuses ( traumatisantes sans explication et dangereuses sans vérification ) Désolée mais je ne suis pas une guerrière et je n’accepte pas les nouvelles pratiques . À l’époque mes honoraires étaient de 23 euros quand les sage femmes prenaient déjà 30 euros ! Juste avant le covid!!!
 
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