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L'ARS impose une régulation par le 15 : colère d'un maire suite à la fermeture d'un cabinet médical de garde

Ouvert en 2024, le cabinet médical de garde de Brunoy (Essonne) a fermé ses portes le 31 mars dernier. La régulation préalable par le 15 a entraîné une "démobilisation" des médecins libéraux, déplore le maire de la commune.

03/04/2026 Par Aveline Marques
Permanence des soins
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"J’ai l’amer sentiment ce matin que désormais seuls les maires et les élus locaux se préoccupent vraiment de l’offre de soins sur nos villes." Sur son compte Facebook, le maire de Brunoy, Bruno Gallier, ne cache pas sa "colère". "Après des mois à tenter de convaincre des médecins de venir s’installer sur la maison de santé de Brunoy et même si sur le sujet des avancées récentes rendent encore possible son ouverture en fin d’année, je viens d’apprendre que notre cabinet médical de garde, obtenu de haute lutte il y a deux ans, fermera ses portes le 31 mars prochain", annonce l'édile.

 

La raison ? La régulation préalable par le 15, "imposée" par l'ARS en novembre, "a progressivement réorienté vers d’autres centres les patients souhaitant venir à Brunoy, ce qui a entraîné la démobilisation des médecins assurant les gardes", explique Bruno Gallier.

Les 20 généralistes qui se relayaient tous les soirs (de 20 heures à minuit) du lundi au vendredi et les dimanches et jours fériés, de 8 heures à midi, ont pris en charge 3205 personnes en 2025, indique Le Parisien. "Nous avions encore beaucoup de patients en novembre et décembre dernier mais depuis janvier, plus personne", confirme le Dr Émilie Zard, médecin généraliste et présidente de la CPTS chargée de la gestion du cabinet médical de garde.

"Les initiatives que nous, élus locaux, portons, sont malheureusement bien souvent mises à mal, y compris par des autorités sanitaires dont l’objectif premier reste la seule maîtrise des dépenses de santé", dénonce de son côté Bruno Gallier.

Arrêt maladie : la possibilité de solliciter un deuxième avis auprès d'un confrère spécialiste est-elle une bonne idée ?

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En tant que medecin traitant je suis fatiguee des demandes abusives et de la necessité de convaincre constamment, je suis fatigue... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
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SERGE GROMOFF
14 points
Médecine générale
il y a 11 jours
Pour appréhender le problème, il nous faut prendre un peu de recul. L’explosion des CNSP n’est pas corrélée géographiquement à la désertification médicale, ceux-ci se développent préférentiellement dans les centres urbains et favorisent un certain consumérisme médical, tout en bénéficiant jusque là de tarifs plus rémunérateurs. Tout naturellement, beaucoup de nos jeunes confrères sont attirés par cette activité, moins lourde que la gestion de patients chroniques, plus souple sur le plan organisationnel et souvent bien plus lucrative qu’un remplacement classique en cabinet libéral ou qu’une collaboration. Doit on s’insurger que les autorités sanitaires réservent les majorations de nuit, de WE et de jours fériés aux urgences médicales régulées par le centre 15 et aux structures de garde référencées? Les actes non régulés peuvent tout à fait être facturé avec un dépassement exceptionnel correspondant à une demande particulière, à savoir une consultation non urgente ,un WE ou en horaire nocturne. Comme souvent, la réponse au problème est partielle, car cela ne répond pas au manque d’’attractivité de la médecine générale, seule condition pour faciliter les installations dans les cabinets libéraux.
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Michel Rivoal
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Débatteur Passionné
Anesthésie-réanimation
il y a 12 jours
Curieux, vous avez dit curieux? Comme c'est curieux! J'ai l'impression qu'on ne nous dit pas tout. D'abord imposer le 15 pour la régulation des maison médicales d'URGENCES ne me parait pas excessif... Sauf que.... Quand on voit le panneau (voir Parisien) de cette maison médicale, elle précise quelle ne pratique que les appels NON programmés. l'affiche précise le 15 pour les urgences. Alors pour les appels non programmés, l'obligation du 15 me semble excessive et contre productive. En reviendrait on à un système D non concerté? L'ARS, la Sécu, la mairie, les médecins y compris le SAMU et SOS?... Je suis preneur des suites pour l'information.
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Angélique Zecchi-Cabanes
1,3 k points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 13 jours
En réalité l’ARS n’impose pas la régulation mais interdit La cotation de dimanche et fériés depuis décembre 2025. Seuls les actes régulés sont donc majorés avec la cotation CRN. Ce qui en pratique signifie que sans régulation, la consultation de dimanche est cotée à 35€… Ce qui signifie que nous sommes la seule profession qui travaille les nuits dimanches et fériés au tarif du lundi. Elle est belle la France!
 
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