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Gardes de PDSA : Rist invite les ARS à mobiliser les médecins salariés des centres de santé cet hiver
Dans une circulaire, la ministre de la Santé demande aux ARS de mettre en place un plan d'action pour éviter la saturation des services d'urgences en fin d'année. Elle appelle ainsi à "mobiliser pleinement la médecine de ville", avec en "dernier ressort" des réquisitions et un recours "souhaitable" aux médecins des centres de santé.
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L'hiver arrive et le ministère de la Santé s'y prépare déjà. Alors que les épidémies saisonnières sollicitent fortement le système de santé "et que les effectifs sont réduits en raison des congés de fin d’année", Stéphanie Rist a diffusé le 30 octobre une circulaire, appelant les ARS à mettre en place un "plan d'action" articulé autour de quatre objectifs. Le but : "protéger l’accès aux soins en évitant la saturation des services d’urgence et en orientant chaque patient vers la bonne réponse, au bon moment, au bon endroit".
La ministre appelle en premier lieu à "faire progresser 'le bon recours' au système de soins" en confortant le rôle d'orientation du service d'accès aux soins (SAS), dont il faut poursuivre la "montée en charge". "Les urgences ne doivent pas être la porte d’entrée systématique du système de soins", insiste Stéphanie Rist, demandant aux ARS de mener une campagne d'information pour donner un "repère clair" aux patients : "avant de se déplacer, appeler son médecin traitant ou le SAS au numéro 15, afin d’être dirigé vers la solution la plus adaptée". Les ARS doivent s'assurer de la "continuité de la régulation et de l’effection (créneaux disponibles) sur toute la période hivernale, notamment en zones touristiques", et repérer "dès à présent, les fragilités en termes de ressources humaines".
Deuxième axe de ce plan : la régulation de l'accès aux urgences. La ministre souhaite que cette organisation, qui donne déjà "satisfaction" dans 1 service sur 5, "soit plus systématiquement mise en place par anticipation et non en réaction à une situation dégradée aux urgences". Elle appelle les ARS à identifier les établissements "les plus susceptibles d'être en tension", préparer "à l'avance" les dispositifs d'accès régulé et à s'assurer de "la capacité de toute la chaine de régulation des Samu/SAS à absorber" le surplus d'appels.
Le plan doit par ailleurs viser à "mobiliser pleinement la médecine de ville". "Avec près d’un million de consultations par jour, la médecine générale porte l’essentiel des consultations de soins non-programmés, reconnaît Stéphanie Rist. En période de congés, toute fragilité sur l’offre de soins de ville se traduit mécaniquement par un report vers les services d’urgences. C’est pourquoi la continuité des soins et la permanence des soins ambulatoires (PDSA) doivent être organisées, complètes et tenues", martèle-t-elle. Les ARS devront veiller à la complétude des tableaux de garde et recourir "si nécessaire", "de façon proportionnée" et "en dernier ressort" à des réquisitions. "La mobilisation des médecins des centres de santé dans le cadre de la PDSA est souhaitable sous la responsabilité des ordres départementaux, ajoute la ministre. Je vous invite à me signaler toute difficulté pour atteindre cet objectif."
Quatrième objectif : fluidifier l'aval des urgences, notamment en développant "les admissions directes non programmées, à la demande du médecin traitant ou du Samu-SAS".
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