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En ville, une IVG sur 4 est pratiquée par une sage-femme
La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) publie son étude annuelle sur les interruptions volontaires de grossesse (IVG) en France. Cinquante ans après la loi Veil, un quart des IVG sont réalisées en ville par des sages-femmes en 2025.
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259 400. C'est le nombre d'IVG réalisées en France en 2025, ce qui correspond à un taux de recours de 17,8 IVG pour 1 000 femmes de 15 à 49 ans (soit 2,9 % de plus que 2024).
La pratique des IVG a beaucoup évolué ces 20 dernières années. En 2004, elles se déroulaient toutes en établissement de santé, 57 % étant instrumentales. En 2025, elles ne sont plus que 53 % à être effectuées en établissement, dont 36 % de façon instrumentale (soit 19 % de l'ensemble des IVG).
La méthode médicamenteuse, qui concernait 31 % des IVG en 2001 et 68 % des IVG en 2017, concerne ainsi 81 % des IVG réalisées en 2025 (+1 point par rapport à 2024). Parmi les IVG médicamenteuses réalisées hors établissement, 108 400 ont eu lieu dans un cabinet libéral et 12 800 en centre de santé ou en centre de santé sexuelle. À cela s'ajoutent 1 400 IVG prescrites suite à une téléconsultation*, soit 180 de moins qu'en 2024.
En 2025, trois catégories de professionnels effectuent des IVG en cabinet libéral : 1 690 sages-femmes (59 680 IVG), 970 médecins généralistes (22 208 IVG) et 910 gynécologues, médicaux ou obstétriciens (26 490 IVG).
En centre de santé ou centre de santé sexuelle, 5 510 IVG ont été réalisées par des sages-femmes (43 %), 5 450 par des généralistes (44 %) et 1 710 par des gynécologues, médicaux ou obstétriciens (13 %).
La pratique de l'IVG par les sages-femmes libérales continue de se développer à un rythme soutenu (+ 15 % par rapport à 2024). En 2025, elles ont effectué une IVG sur quatre, soit 54 % des IVG en ville, tandis que 23 % ont été pratiquées par les médecins généralistes et 23 % par les gynécologues médicaux ainsi que par les gynécologues-obstétriciens.
L'étude relève aussi que le secteur public réalise 93,4 % des IVG en établissement de santé, et les Espic (établissement de santé privé d'intérêt collectif) 3,2 %. La part des IVG effectuées dans les établissements de santé privés à but lucratif ne représente donc que 3,4 % des actes pratiqués en milieu hospitalier, contre un tiers en 2001 et 20 % en 2010. Cette baisse peut s'expliquer en partie par le report des IVG médicamenteuses vers l'activité libérale en ville et par la diminution du nombre de maternités privées.
*Seules les téléconsultations donnant lieu à un retrait de médicaments en pharmacie sont repérables. Ce chiffre ne couvre pas l’ensemble du parcours, le recours à la téléconsultation lors des consultations préalables ou de suivi n'étant pas identifiable dans les bases.
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