Déserts médicaux

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Déserts médicaux : les installations de généralistes en hausse de 28,5 % en un an

Les premiers résultats de 2026 issus de l'Observatoire de l'accès aux soins montrent une "progression soutenue des installations de médecins généralistes", en particulier dans les zones sous-denses, se réjouit l'Assurance maladie.  

22/10/2026 Par Louise Claereboudt
Déserts médicaux
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Les installations de médecins généralistes poursuivent leur progression, selon les dernières données de l'Observatoire de l'accès aux soins, créé en décembre 2024. Entre juillet 2025 et juin 2026, 523 médecins généralistes de plus se sont installés en libéral que sur les douze mois précédents (juillet 2024 et fin juin 2025). Soit une hausse des primo-installations de 22,8 %. "En 2025 déjà, 2 810 médecins généralistes s'étaient installés pour la première fois en libéral, contre 2 130 en 2024", rappelle la Caisse nationale de l'Assurance maladie (Cnam) dans un communiqué de presse, diffusé ce jeudi 22 octobre.  

La hausse des installations est "encore plus marquée" dans les zones d'intervention prioritaire (ZIP), identifiées comme les territoires les plus fragiles en matière d'offre de soins. Dans ces déserts, "les installations progressent de 28,5 % sur douze mois à fin juin 2026, soit 182 médecins généralistes de plus par rapport aux douze mois précédents", relève la Cnam. Cette hausse prolonge celle observée en 2025, qui avait compté 891 installations en ZIP sur l'année (soit une hausse de près de 45 % en un an par rapport à 2024).  

"Dans un contexte qui demeure marqué par de fortes tensions démographiques, ces résultats témoignent d'une dynamique favorable, particulièrement dans les territoires les plus fragiles. Ils sont le reflet d'une évolution encourageante de la répartition territoriale des médecins généralistes libéraux, essentielle pour répondre aux besoins des populations les plus exposées aux difficultés d'accès aux soins", se réjouit la caisse. 

Patients en ALD sans médecin traitant 

Alors que les nouvelles installations progressent dans les déserts, les premiers résultats de 2026 de l'Observatoire de l'accès aux soins montrent que l'accès à un médecin traitant continue aussi de s'améliorer pour les patients en ALD. Après être passée de 5,6 % fin 2022 à 4,3 % fin 2025, la part des patients en ALD sans médecin traitant s'établit à 4,1 % au 30 juin 2026, soit une baisse de 0,2 point en six mois, "alors que le nombre de patients en ALD continue d'augmenter (+2,6 % en 2025 par rapport à 2024)", note la Cnam.  

La patientèle "médecin traitant" moyenne des généralistes est quant à elle en "légère diminution" mais reste "relativement stable", à 1 048 patients (-0,4 %) au 30 juin 2026 ; "un niveau comparable à celui observé en 2024 et en 2025", indique l'Assurance maladie.  

A noter que la file active moyenne des généralistes baisse de 2,5% sur douze mois, quand celle des médecins spécialistes diminue de 0,3 %. 

Quid de l'adhésion à l'Optam ?  

Le taux d'adhésion des médecins de secteur 2 à l'Optam et à l'Optam ACO s'établit à 45,4 % au 30 juin 2026 contre 44,5 % à fin 2025. "Cette évolution intervient dans le contexte du renouvellement des contrats d'adhésion prévu par la nouvelle convention médicale", resitue la Cnam. "Cette campagne a également permis de ne pas reconduire les contrats des médecins ne remplissant plus les critères d'éligibilité."  

Rappelons toutefois que le taux d'adhésion s'élevait à 52,7 % en 2024. A l'automne 2025, les syndicats médicaux de secteur 2 avaient appelé leurs adhérents à quitter l'Optam, dénonçant des objectifs de maîtrise de leurs dépassements d'honoraires beaucoup "plus contraignants" du fait des revalorisations tarifaires issues de la nouvelle convention. 

Deux autres indicateurs complètent cet observatoire : les assistants médicaux et la couverture du service d'accès aux soins (SAS). Au 30 juin 2026, 9 987 contrats d'assistants médicaux étaient signés, toutes spécialités confondues, contre 9 304 à la fin de l'année 2025. S'agissant du SAS, il couvrait, fin juin 2026, 98,5 % de la population, indique la Cnam. Un niveau stable par rapport à 2025.  

Faut-il imposer à tous les généralistes libéraux d'être le médecin traitant d'au moins 500 patients ?

Pascale Debenest

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J'ai choisi médecine libérale justement pour être libre d'organiser mes journées comme je l'entends . Je suis en campagne (bourg d... Lire plus

 
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