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Pourquoi la Société francophone du diabète s'oppose à la HAS sur la place des inhibiteurs de SGLT2

A l’occasion du congrès annuel de la Société francophone du diabète, organisé à Marseille du 26 au 29 mars dernier, les diabétologues ont expliqué qu’ils regrettaient de ne pouvoir avoir accès à aux inhibiteurs de SGLT2 en raison de leurs effets cardioprotecteurs et néphroprotecteurs.

 

La Société francophone du diabète (SFD) et la Haute Autorité de santé sont en total désaccord sur l’intérêt des inhibiteurs de SGLT2 (iSGLT2) ou gliflozines.

Comme elle le rappelle dans une prise de position récente, la SFD estime que le rapport bénéfices-risques de ces médicaments est « hautement favorable », et qu’au vu de la fréquence des effets indésirables rapportés « priver les diabétiques de type 2 de cette classe thérapeutique est une réelle perte de chance » (1). La SFD souligne que ces médicaments, qui sont commercialisés dans plus de 80 pays à ce jour (mais non en France), « ont des effets protecteurs incontestables au niveau cardiovasculaire et rénal, reproduits de façon très constante, à la fois dans les essais cliniques contrôlés versus placebo et dans les études d’observation versus comparateurs actifs ».

La SFD signale aussi que les recommandations 2018 de l’ADA (American Diabetes Association) et de l’EASD (European Association for the Study of Diabetes), conseillent (lorsque le débit de filtration glomérulaire le permet) l’administration de cette classe thérapeutique, après la metformine, chez les diabétiques de type 2, avec une insuffisance cardiaque ou une maladie rénale prédominante (2). Les 3 études de sécurité cardiovasculaire Empa-Reg Outcome (empagliflozine), Canvas (canagliflozine), et Declare-Timi 58 (dapagliflozine) ont, en effet, mis en évidence une baisse des hospitalisations pour insuffisance cardiaque (de 30 à 40 %) et une réduction des événements rénaux (d’environ 40 %) avec ces médicaments.

 

Un désaccord sur la tolérance

Dans un avis du 27 février 2019 concernant l’empagliflozine, la Commission de la transparence de la HAS a émis au contraire...

Sources : 
D’après la communication de P. Darmon (Marseille) lors du congrès annuel de la société francophone du diabète (SFD, Marseille, 26-29 mars 2019).
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