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Endométriose, ménopause, post-partum… Les propositions de Marine Tondelier pour la santé reproductive

La cheffe de file des Écologistes, candidate à l'élection présidentielle, a présenté mercredi 9 septembre ses mesures pour "construire une véritable politique de santé reproductive". 

10/09/2026 Par Louise Claereboudt
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Au siège des Écologistes, mercredi 9 septembre, Marine Tondelier a présenté sa vision politique globale de la santé reproductive. Un sujet qui, selon la candidate  - qui s'apprête à accueillir son deuxième enfant -, mérite pleinement sa place dans la campagne présidentielle. C'est "un sujet qui me tient à cœur", mais un "grand oublié de la politique", a d'emblée déploré la cheffe de file des Écologistes, qui a elle-même éprouvé des difficultés à être enceinte après une fausse couche et un parcours de PMA et de FIV infructueux qui l'avait incitée à mettre en pause son projet d'enfant. 

Post-partum "auquel on prépare très peu", puberté précoce, fausse couche, endométriose, maladies gynécologiques invisibilisées (comme le syndrome métabolique ovarien polyendocrinien), deuil périnatal… "Sur tous ces sujets, il y a une méconnaissance", a souligné la candidate mercredi. 

Elle, qui a mis en avant sa grossesse pour "rendre hommage à tous les gens [qu'elle a] croisés" pendant son parcours de PMA, a présenté un livret "qui fourmille de propositions". "On veut changer d'ère pour construire une véritable politique de santé reproductive", a-t-elle insisté. 

Marine Tondelier a notamment fait "le lien avec la santé environnementale", appelant à ce que la société se protège des effets des pollutions et du changement climatique. Elle a ensuite plaidé pour "le diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies" (DPI-A) sur l'embryon, qu'elle est elle-même allée faire en Belgique, car il est interdit en France.

"La santé environnementale est majeure dans la santé reproductive" 

À ses côtés, l'eurodéputée Majdouline Sbaï a abordé le sujet de l'endométriose, "la pathologie la moins financée en termes de recherche", et dont le retard de diagnostic est en moyenne de 7 ans. "Nous souhaitons diviser par deux les délais de diagnostic, former les professionnels de santé, financer la recherche, considérer l'endométriose comme une maladie chronique." 

"La santé environnementale est majeure dans la santé reproductive", a souligné la sénatrice Anne Souyris, insistant sur les 1 000 premiers jours des enfants et leur alimentation, et plaidant pour généraliser "l'ordonnance verte", mise en place pour les femmes enceintes par l'ancienne maire de Strasbourg, Jeanne Barséghian. Ce dispositif permet une information sur les perturbateurs endocriniens et un accès à de la nourriture bio. 

Les Écologistes veulent également faire de la ménopause un enjeu de santé publique, et prendre en compte ses conséquences sur la qualité de vie et le travail. 

Face au post-partum, ils souhaitent faire de la première année après la naissance une période de soin et d'accompagnement, avec "un vrai service public de l'accompagnement". Les Écologistes souhaitent aussi renforcer l'éducation à la sexualité, la vaccination contre le papillomavirus et mieux diagnostiquer les troubles de la puberté, et combattre également les violences gynécologiques et obstétricales. 

Enfin, ils entendent faire aussi de la santé reproductive masculine une priorité. 

[avec AFP]

Faut-il imposer à tous les généralistes libéraux d'être le médecin traitant d'au moins 500 patients ?

Pascale Debenest

Pascale Debenest

Non

J'ai choisi médecine libérale justement pour être libre d'organiser mes journées comme je l'entends . Je suis en campagne (bourg d... Lire plus

2 débatteurs en ligne2 en ligne
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DELA LIE
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Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 27 jours
Oui à une politique de santé, oui aussi pour l'accent sur les femmes... Mais pourquoi cible prioritairement (c'est le sentiment que j'ai après lecture de l'article) la santé reproductrice ? Je présent stt un besoin économique pour la stabilité du système (actif/retraité, entrée de taxe sur le travail et la consommation. ..) et non le bien être de la population ! De plus en plus j' entends les doutes sur l'envie d'être parents : "n'est-ce pas égoïste de les obliger ensuite de vivre dans un monde pareil ? Fliqués, surtaxés, pollué..." Montrez au peuple que vous arrêterez de ponctionner à tout va, tout en leur demandant de se serrer la ceinture, alors que l'administration est obèse sans justification.
 
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