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Insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée : identification, grâce à l’IA, de deux profils de patients au pronostic différents
Des travaux français mettent en évidence deux profils très distincts de patients ayant une insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée (ICFEP), pouvant permettre d’améliorer la prise en charge de cette pathologie.
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Le diagnostic de l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée (ICFEP) - qui constitue plus de la moitié des cas d’insuffisance cardiaque - , reste difficile, du fait que les présentations cliniques, biologiques et évolutives peuvent être très variables. Des chercheurs (Université Paris Cité, Hôpital européen – Georges Pompidou AP-HP et Inserm) ont donc voulu en savoir plus sur ces différents profils. Pour cela, ils ont mené une étude prospective, Pacific-Preserved, qui a inclus 155 patients. De nombreuses données ont été prises en compte : non seulement leurs paramètres cardiovasculaires, mais aussi leur condition physique, leur état de santé général et de nombreux marqueurs biologiques et moléculaires.
A l’aide de l’IA, les auteurs ont alors pu mettre en évidence l’existence de deux profils d’ICFEP. Le premier, profil PEF1, est caractérisé notamment "par une inflammation plus importante, des marqueurs de lésions cardiaques et musculaires et une atteinte rénale plus marquée", précise l’APHP dans un communiqué accompagnant la parution de cette étude. Alors que le profil PEF2 apparait moins sévère, étant caractérisé par un stress endothélial, avec altération du fonctionnement des vaisseaux sanguins, et des perturbations biologiques plus modérées.
D'autres études nécessaires
Pour les distinguer, les chercheurs ont développé un "classificateur" capable d’identifier ces profils avec une bonne précision. Et ils ont confirmé l’efficacité de cet outil dans une cohorte indépendante de 456 patients atteints d’ICFEP. Cette étude a aussi confirmé la plus grande sévérité du profil PEF, qui "était associé à un risque plus de deux fois supérieur de décès ou d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque par rapport au profil PEF2 (hazard radio ajusté de 2,27 et intervalle de confiance de 95 % : 1,04–4,94)", précise l’APHP.
Des études complémentaires seront cependant nécessaires pour développer un outil utilisable en pratique clinique au cabinet.
Références :
Communiqué de l’APHP (23 septembre) ; et Hulot, JS., et al. Nat Commun (15 septembre 2026).
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