@Robert Kneschke/Stock.adobe.com
Cures thermales : le Gouvernement veut transférer leurs dépenses aux complémentaires
Le Gouvernement souhaite transférer 200 millions d'euros de dépenses de cures thermales, jusqu'alors remboursées par l'Assurance maladie, aux complémentaires santé, a annoncé jeudi 8 octobre la ministre de la Santé, devant le conseil d'administration de la Cnam.
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Les cures thermales sont dans le viseur du Gouvernement. La ministre de la Santé a en effet annoncé, jeudi 8 octobre, devant le conseil d'administration de la Cnam vouloir faire économiser à l'Assurance maladie 200 millions d'euros de remboursement de cures thermales. Et ce, en transférant ces dépenses aux complémentaires santé.
Au total, ce sont 700 millions d'euros que l'exécutif entend faire économiser à l'Assurance maladie en les transférant aux complémentaires santé, dont 500 millions d'euros de dépenses issues des hôpitaux et 200 millions d'euros des cures thermales, a avancé Stéphanie Rist dans son discours de présentation du budget de la Sécu pour 2027, dont le texte a été transmis à la presse par son cabinet.
Actuellement, les cures thermales sont remboursées à hauteur de 65% (pour le forfait thermal) par l'Assurance maladie. Selon une note de synthèse de la Cour des comptes, publiée en avril 2025, ces cures représentaient 250 millions d'euros de dépenses en 2023.
"Nous portons un redressement important de la situation financière de l’Assurance maladie", a assuré Stéphanie Rsit, devant le conseil d'administration de la Cnam. "Sans PLFSS, le déficit passerait à 14 milliards en 2027 ; nous visons un peu moins de 8 milliards d’euros grâce au texte qui vous est présenté aujourd’hui", a-t-elle détaillé, appelant à un "effort collectif".
Le texte rejeté
Au-delà des transferts de dépenses aux complémentaires, la ministre a cité les baisses de prix des médicaments et les économies réalisées sur les dépenses d’arrêts maladie.
Selon l'AFP, le projet de loi n'a pas convaincu les membres du conseil d'administration qui ont rejeté le texte à la quasi-unanimité : 31 voix contre, deux abstentions (celles de la CFTC) et deux prises d'acte (celles de l'union patronale U2P). L'avis du conseil de la Cnam n'est que consultatif.
L'examen du PLFSS 2027 doit, lui, débuter lundi à l'Assemblée nationale en commission des Affaires sociales.
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