Covid : La HAS recommande une injection de rappel à l’automne pour les personnes à risque et les professionnels de santé

25/05/2022 Par Marielle Ammouche
Infectiologie
La Haute Autorité de Santé recommande la vaccination, par une nouvelle injection de rappel, des patients à risque de forme grave de Covid à l’automne.

Elle considère, en effet, que, parmi les trois scénarios envisagés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), celui d’une « réapparition périodique du virus », et donc d’une résurgence de l’épidémie, est le plus probable. « Même si les données actuelles semblent montrer que l’épidémie se stabilise en France, il est fortement probable que la circulation du virus se réintensifie périodiquement. C’est pourquoi, dans le but de limiter l’impact d’une future vague en particulier sur les plus fragiles, il est essentiel de bâtir dès à présent une stratégie vaccinale prête à être déployée dans les mois à venir » explique-t-elle. Les deux autres scenarios proposés par l’OMS sont le retour à la normale (scénario 1) et l’émergence d’une variant plus virulent (scénario 3). Mais c’est donc le scénario intermédiaire (le 2) que la HAS tient anticiper. Ce scénario est marqué par une circulation toujours active du virus, avec des pics de transmission périodiques qui se produiraient en raison de l’augmentation de la proportion de personnes ayant une baisse de l’immunité. Les vagues épidémiques pourraient être de moins en moins graves. La HAS tient donc à se donner les moyens d’anticiper cette évolution. C’est pourquoi, elle affirme qu’une dose de rappel vaccinal est nécessaire pour les personnes les plus à risques de forme sévère. Cela concernerait en particulier, les personnes immunodéprimées et leur entourage, les personnes de 65 ans et plus et/ou présentant des comorbidités à risque de forme grave. L’autorité sanitaire recommande également d’envisager la vaccination des professionnels de santé en fonction des données d’efficacité des vaccins sur la transmission du virus. Cette injection de rappel pourrait être couplée avec le vaccin antigrippal. La HAS reste cependant prudente : « les nombreuses incertitudes qui persistent sur l’évolution de l’épidémie pourraient l’amener à faire évoluer ses recommandations ».

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