Covid : la meilleure protection est celle apportée par la combinaison vaccin-infection

23/03/2023 Par Marielle Ammouche
Infectiologie
Les personnes ayant été infectées et vaccinées présentent la plus forte immunité humorale, mais aussi cellulaire, contre les réinfections par le Covid. 

 

Une équipe de chercheurs français a voulu comparer la protection – vis-à-vis d’une réinfection par le Sars-CoV2 – entre les personnes ayant été vaccinées contre le Covid (immunité vaccinale) et celles qui avaient en plus été auparavant infectées par le virus (immunité hybride). 

Pour cela, ces auteurs (Inserm, CNRS, Université Claude-Bernard Lyon 1, et ENS de Lyon au sein du Centre international de recherche en infectiologie) ont étudié des échantillons sanguins récoltés chez des individus porteurs soit d’une immunité naturelle, soit d’une immunité vaccinale ou soit d’une immunité hybride contre le Sars-CoV-2. Leurs analyses portaient sur différents paramètres de la mémoire immunitaire, et en particulier la mémoire humorale. 

Les résultats ont alors montré que la meilleure protection contre la réinfection était celle apportée par l’immunité hybride. Ainsi, six mois après la dernière injection vaccinale ou après l’infection, les personnes qui présentaient une immunité hybride étaient celles qui avaient les plus forts taux d’anticorps neutralisants dans le sang. 

Les scientifiques ont, en outre, montré que cette immunité hybride augmentait aussi la mémoire cellulaire (lymphocytes B). En particulier, certains lymphocytes B se relocalisaient au niveau des muqueuses respiratoires et intestinales, suggérant une meilleure protection aux sites de pénétration du Sars-CoV-2. 

"Dans leur ensemble, les résultats de cette étude démontrent la supériorité de l’immunité hybride sur toutes les autres formes d’immunité. Ils soulignent l’importance d’inclure les individus préalablement infectés dans les campagnes de vaccination", explique Thierry Defrance, chercheur Inserm et dernier auteur de l’étude. "Enfin, cette étude nous rappelle que les taux d’anticorps sériques sont certes un marqueur important de l’immunité, mais qu’ils ne constituent pas le seul déterminant d’une immunité protectrice. D’autres composantes de la mémoire immunitaire, lymphocytes T mais aussi lymphocytes B à mémoire, peuvent induire un rebond de la sécrétion d’anticorps lorsqu’elles sont stimulées par le virus", ajoute le scientifique. 

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