Grippe : Lancement de la campagne de vaccination en pleine épidémie de Covid

13/10/2020 Par Louise Claereboudt
Santé publique
C’est dans un contexte sanitaire inédit que la campagne de vaccination antigrippale s’ouvre ce mardi 13 octobre. Alors que le pays fait face à une deuxième vague de l’épidémie de Covid-19, les autorités appellent plus que jamais à donner la priorité aux personnes les plus fragiles, ainsi qu’aux soignants.
 

“Approcher les 75% de couverture vaccinale” chez les personnes à risque. Voici l’objectif des autorités françaises, qui entendent suivre les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé. Un taux nettement supérieur à celui atteint l’an passé qui n’était “que de 47,8%”, indiquent dans un communiqué commun le ministère de la Santé, l’Assurance maladie et Santé publique France qui précisent qu’il s’élevait à “52% pour les plus de 65 ans mais n’était que de 30% pour les moins de 65 ans à risque”. Craignant un risque de "co-circulation du virus grippal et du virus Sars-CoV-2", les autorités veulent à tout prix éviter une saturation des services hospitaliers déjà débordés. Elles appellent donc à “vacciner en priorité les personnes fragiles au début de la campagne de vaccination” et à “différer” les vaccinations des personnes qui ne présentent pas de risques particuliers, mais qui souhaitent être vaccinées, à début décembre. "Un dispositif de communication de grande envergure" sera également déployé pour inciter les personnes à risque à se faire vacciner.

Les autorités rappellent en effet que “durant la saison 2019-2020, [...] les trois quarts des personnes admises en réanimation pour une grippe grave étaient éligibles à la vaccination car présentant un des facteurs de risque (âge, pathologie chronique, grossesse, obésité). Or, parmi-celles-ci, moins d'un tiers avaient été vaccinées”. Afin de “soulager le système de soins” en cette période de crise sanitaire, le ministère de la Santé, Santé publique France et l’Assurance maladie invitent également les soignants, chez qui la vaccination "reste très insuffisante”, à se faire vacciner. Une invitation également réitérée par le Conseil national de l'Ordre des médecins dans un communiqué diffusé ce mardi. "C’est notre responsabilité collective pour protéger nos patients et leurs proches", assure-t-il. Pour répondre à la demande accrue, le ministère vise “30% de doses de vaccins supplémentaires disponibles, par rapport aux 12 millions de doses consommées lors de la précédente campagne 2019-2020, via un approvisionnement continu auprès des laboratoires pharmaceutiques”.

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