Moderna en ville : pas question de "phagocyter" les autres vaccins, met en garde le ministère

11/05/2021 Par Aveline Marques
Politique de santé
A compter du 24 mai, les primo-injections de Moderna seront réservées aux cabinets et aux officines. Ce qui ne doit pas inciter les libéraux à se détourner des autres vaccins, prévient-on au ministère de la Santé.
 

Les premières doses pourront être commandées dès "le début de la semaine prochaine", pour une première livraison à compter du 24 mai dans les officines. En réponse à une demande "de longue date" de la ville et suite à une expérience réussie en Moselle, médecins, pharmaciens, infirmières et sages-femmes pourront donc vacciner avec Moderna, a confirmé le ministère. Ce vaccin à ARNm leur sera même réservé : seules les deuxièmes doses déjà programmées seront désormais administrées en centre de vaccination. Il n'est pas question en revanche de mettre à disposition de la ville le vaccin Pfizer/BioNTech, dont les contraintes logistiques sont beaucoup plus fortes, explique-t-on. Une fois décongelées, les doses doivent en effet être administrées dans les 5 jours, contrairement à Moderna, qui se conserve un mois.

Alors que 86% des stocks de Moderna sont actuellement utilisés, le ministère s'attend à une "décélération" du rythme de consommation en ville, le temps pour les professionnels libéraux de s'organiser pour grouper les vaccinations. Un "effet Diesel" constaté avec chaque nouveau vaccin. En revanche, le ministère précise qu'il sera très attentif au rythme d'utilisation des deux autres vaccins disponibles en ville, AstraZeneca et Janssen, dont (respectivement) 56% et 31% des stocks ont été consommés. La mise à disposition de Moderna "ne doit pas justifier l'arrêt des autres vaccins en ville", met-on en garde au ministère. "Si jamais il y avait un recul de vaccination par AstraZeneca et Janssen, on se poserait des questions. Ils doivent impérativement être consommés" et non "phagocytés" par Moderna. "Il y a encore 9 millions de personnes de plus de 55 ans à vacciner", insiste le ministère, comptant sur la "mobilisation" de la population par les professionnels de santé. En parallèle, une expérimentation de la vaccination par Moderna par les médecins du travail sera également lancée dans vingt entreprises.

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