50 euros la consult’ : un montant "complètement extravagant" pour le directeur de la Cnam

03/01/2023 Par Marion Jort
Assurance maladie / Mutuelles
Alors que le collectif Médecins pour demain a prolongé son avis de grève jusqu’au 8 janvier, le directeur de la Caisse nationale d’Assurance maladie a déclaré qu’augmenter le tarif de la consultation à 50 euros était “complètement extravagant”. 

  L’annonce de la prolongation de la grève des libéraux, à l’appel du collectif Médecins pour demain, crispe les autorités. Après François Braun et Elisabeth Borne, c’est le président de la Caisse nationale d’Assurance maladie (Cnam), qui s’est agacé des répercussions de la fermeture des cabinets.  Sur Franceinfo le lundi 2 janvier, Thomas Fatôme a assuré que la Cnam avait constaté une baisse “de 10% par rapport à l’activité normale de fin d’année”. Un chiffre bien en deçà de celui avancé par le collectif, qui s’élève à 70%. “On n'est pas sur les mêmes chiffres qu'évoque le collectif. L'immense majorité des généralistes n'ont pas suivi ce mouvement de grève qui est assez incompréhensible dans la période d'épidémie que nous connaissons”, a-t-il développé au micro de la radio.  Mais, même s’il a assuré “comprendre” le fait que “les médecins généralistes sont confrontés à des situations où ils ont plus de patients et moins de collègues” et reconnu qu’il y avait une “pression” qui "s'exerce sur eux”, il a estimé que la demande de revalorisation du C à 50 euros était "complètement extravagante”. “Est-ce que les Français sont prêts à débourser 50 euros ? Ça voudrait dire une augmentation de chaque médecin généraliste de l'ordre de 100 000 euros.” 

Selon Thomas Fatôme, une revalorisation est déjà prévue dans le cadre des négociations conventionnelles. “Les principaux syndicats avec qui nous négocions n'ont pas appelé à la grève, il faut le souligner. Ils ne portent pas cette revendication d'augmentation de 50 euros qui ne correspond pas à leur aspiration”, a-t-il tenu à préciser. “On va revaloriser les actes, c'est l'objet de la discussion. On veut aussi les accompagner pour qu'ils puissent prendre en charge davantage de patients. On va les aider à recruter des assistants médicaux pour leur faire gagner du temps et donc diminuer leurs charges administratives pour qu'ils puissent davantage soigner”, s’est-il engagé.  [avec Franceinfo

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