Arrêts de travail : une pétition lancée pour soutenir les médecins visés par des procédures de MSO et de MSAP

28/11/2023 Par Marion Jort
Le Dr Marcel Garrigou-Grandchamp, de la cellule juridique de la Fédération des médecins de France (FMF), a lancé une pétition pour soutenir tous les médecins visés par des procédures de mise sous objectif. Ce mardi 28 novembre, elle recueillait plus de 1070 signatures.  

 

"Soutenez votre médecin traitant, soutenez les médecins généralistes menacés par l’Assurance maladie de procédures de mise sous objectif (MSO), mise sous accord préalable (MSAP) de leurs prescriptions d’indemnités journalières (IJ), en signant cette pétition", peut-on lire en préambule de cette pétition, initiée par le Dr Marcel Garrigou-Grandchamp de la cellule juridique de la FMF, le 26 novembre.  

Ces procédures ont "gâché la période estivale d’environ 1 200 médecins en France, harcèlement ordinaire de l’Assurance maladie avec une succession de LR+AR, de menaces de MSO, de convocations devant les directeurs de CPAM ou la commission ‘des pénalités financières’ des caisses", poursuit-il. Pour le syndicaliste, la Cnam a "agi sur ordre du pouvoir politique", persuadé que "nombre des arrêts de travail délivrés par les médecins généralistes le seraient par complaisance !".  

La gestion des IJ est "complexe", insiste le Dr Garrigou-Grandchamp, et fait appel à de "nombreux responsables". "Le MG n’a pas de ‘baguette magique’ pour résoudre tous les problèmes sociétaux."  

Selon lui, à tout cela s’ajoute également un problème de "timing" : "la campagne MSO/MSAP 2022/2023 a démarré juste après que le directeur de la Cnam a demandé aux MG de prendre en file active des patients en ALD sans médecin traitant ! Plus la file active s’étoffe, plus il y a d’IJ prescrites !"  

Cette pétition a donc été lancée pour "faire œuvre de résistance, d’humanité et se donner l’espoir d’un avenir meilleur dans l’union des médecins et le respect de la relation soignant-soigné", explique le syndicaliste.  

Ce mardi 28 novembre à 14h, elle était signée par plus de 1070 médecins.  

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L. K.
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Aide Médicale Urgente
il y a 3 ans
Je me souviens de ce cas : Un cabinet partagé, l'un des médecins s'occupe essentiellement du non-programmé et des petites urgences, l'autre du suivi. L'un des deux avait forcément un taux d'arrêts de travail bien supérieur. Des quotas arbitraires n'ont aucun sens, d'une part à cause de la diversité de pratiques (comme dans le cas exposé) soit car à population incomparables : accidents forcément beaucoup plus fréquents dans un bassin ouvrier/paysan qu'aux bureaux à Paris... Ou bien encore patientèle qui ne va pas forcément vers le même médecins en fonction de ses revenus et donc ce qui concentre des populations à risque vers quelques médecins.
 
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