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Nouvelle offensive de Trump contre les vaccins : l'OMS se dit "inquiète"
Le président américain, qui a fait sortir son pays de l'OMS, a signé lundi un décret contenant de nouvelles recommandations en matière de vaccins, appelant notamment à espacer leur administration aux enfants.
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"La politique en matière de vaccination doit reposer sur un examen rigoureux, indépendant et transparent des meilleures données scientifiques disponibles, et non sur des influences politiques", a averti, ce mercredi 12 août, le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, sur X, en réponse à la nouvelle offensive de Trump contre les vaccins.
Le président américain a signé lundi un décret contenant de nouvelles recommandations vaccinales, appelant à espacer leur administration aux enfants, et faisant à plusieurs reprises un lien avec l'autisme lors de la présentation du texte. Alors que le pays connaît sa pire épidémie de rougeole depuis 35 ans, le décret recommande de dissocier en particulier les vaccins contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, au lieu de les administrer en une injection.
Lors de la signature du texte, Donald Trump a aussi déclaré que les vaccins contre l'hépatite B, le Covid et la grippe "ne sont plus recommandés pour tous les enfants". Ils sont cependant toujours préconisés par l'Académie américaine des médecins de famille et l'Académie américaine de pédiatrie qui recommandent la vaccination infantile contre 18 maladies ; tandis que le décret présidentiel limite cette recommandation à seulement 11 maladies prioritaires, précise Le Monde.
"L'OMS s'inquiète du fait que les récents changements apportés à la politique en matière de vaccination aux Etats-Unis ne sont pas alignés sur les données probantes scientifiques accumulées depuis des décennies", a assuré Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Ces données "indiquent les périodes où les enfants sont les plus vulnérables aux maladies, les moments où les vaccins offrent la meilleure protection, le nombre de doses nécessaires ainsi que les vaccins pouvant être administrés simultanément en toute sécurité", a-t-il expliqué, soulignant qu'elles font l'objet d'un examen continu à mesure que de nouvelles informations sont recueillies dans le monde entier.
"Les preuves actuelles sont sans équivoque : les vaccins – y compris le vaccin ROR – sont sûrs et ne causent pas l'autisme", a-t-il martelé, l'OMS ayant déjà souligné à plusieurs reprises l'absence de lien entre la vaccination et ce trouble neurodéveloppemental.
Le chef de l'OMS a également rappelé que "retarder la vaccination ou espacer inutilement les doses ne rend pas la vaccination plus sûre et peut laisser les enfants sans protection".
Le Gouvernement fédéral, n'ayant pas le pouvoir de prendre directement des décisions en matière de vaccins, se contente de conseiller aux Etats américains de revoir les vaccins obligatoires pour fréquenter des établissements scolaires.
[avec AFP et Le Monde]
Références :
Avec AFP.
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