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Cancer du sein : vers une obligation de participer au dépistage organisé pour les radiologues ?

A l'occasion du lancement d'Octobre rose, ce jeudi 1er octobre, le ministère de la Santé a présenté une série de mesures pour améliorer le dépistage et la prise en charge du cancer du sein.

01/10/2026 Par Chloé Subileau
Cancérologie Radiologie
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"Depuis près de dix ans, nous avons renforcer les moyens, fait progresser les prises en charge et réduit certains restes à charge", a indiqué la ministre de la Santé, à la veille du lancement d'Octobre rose ce jeudi, dans un communiqué qui dresse le bilan des actions engagées depuis 2017 contre le cancer du sein. En neuf ans, les campagnes d'information et les invitations à participer au dépistage de ce cancer "ont été renforcées", "les démarches simplifiées et des actions déployées pour aller vers les femmes les plus éloignées du système de santé", se félicite le ministère de la Santé.  

"Mais nous devons aller plus loin, reconnaît Stéphanie Rist, notamment pour faciliter concrètement l’accès au dépistage partout sur le territoire." Pour atteindre cet objectif, le ministère veut notamment faciliter les démarches des femmes concernées, renforcer les outils d'orientation – notamment avec la mise en place "d'une plateforme unique permettant d’identifier rapidement une solution de dépistage à proximité". " Cette plateforme intégrera un site recensant l’ensemble des rendez-vous disponibles et sera directement accessible depuis les invitations au dépistage organisé." 

"Par ailleurs, les sept plateformes téléphoniques de l’Assurance maladie verront leur mobilisation renforcée afin d’accompagner les femmes n’ayant pas réalisé leur dépistage", précise le communiqué. Objectif : permettre à 80 000 femmes supplémentaires d'accéder à un rendez-vous de dépistage chaque année.  

Autre mesure avancée par le ministère de la Santé : renforcer l'offre de dépistages organisés, avec une participation plus accrue "des radiologues et des centres d'imagerie". L'article 29 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 prévoit que "les professionnels de santé et structures de soins peuvent être tenus de participer aux programmes de dépistage lorsque l’accès effectif de la population aux examens en relevant est insuffisant". En cas de non-respect de leurs éventuelles obligations de santé publique, ils s'exposeraient à des sanctions conventionnelles et/ou administratives (via les autorisations d'équipements lourds). Un décret doit déterminer le champ des professionnels et programmes concernés. "Pour certains dispositifs, la participation des professionnels au programme organisé reste insuffisante. Cette situation peut limiter les créneaux accessibles et favoriser le recours à des parcours moins coordonnés ou moins protecteurs et contribuer au maintien d’inégalités territoriales et sociales dans l’accès à la prévention", explique le Gouvernement dans l'exposé des motifs du projet de loi. La mesure "vise également à prévenir certaines dérives et permet de lutter contre des formes de financiarisation dont le seul objectif serait de maximiser les situations de rente au détriment des enjeux de prévention", met en avant l'exécutif.

Le ministère de la Santé souhaite, en outre, que les radiologues hospitaliers soient formés au dépistage organisé d'ici fin 2027. "Cette démarche vise à élargir l’offre de dépistage, à optimiser l’utilisation des équipements existants et à permettre à un plus grand nombre de femmes d’obtenir un rendez-vous dans des délais plus rapides", détaille le cabinet de Stéphanie Rist.  

Des arrêtés attendus dans les prochains mois 

Le communiqué prévoit également d'améliorer la prise en charge des soins liés au cancer du sein. Pour "la prise en charge des soutiens-gorges adaptés, notre objectif demeure une mise en œuvre fin 2026 au travers de la publication d’un projet d’arrêté qui devra faire l’objet d’un avis de la Haute Autorité de santé", cite notamment le ministère. De plus, un autre arrêté est attendu début 2027 sur le remboursement de certains "dispositifs de confort", une "mesure particulièrement attendue par les associations et les patients".  

Enfin, si le ministère confirme que de nombreux progrès ont été accomplis depuis 2017, "trop de femmes ne participent toujours pas au dépistage et des inégalités persistent", insiste-t-il. Sur la période 2024-2025, le taux de participation a atteint 45,7 %, soit environ 4,9 millions de femmes dépistées parmi une population cible d’environ 10,8 millions de femmes de 50 à 74 ans. "Le registre national des cancers, issu d’une proposition de loi adoptée à l’unanimité en 2025, aura vocation à mieux documenter l’incidence de la maladie et pourra, à terme, éclairer les parcours des femmes touchées. La recherche devra continuer à ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques."

Les oraux ont-ils leur place dans les examens de médecine ?

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