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Moins d’un Français sur deux en détresse psychologique en parle

De nouvelles données de Santé Publique France (SPF) montrent que moins d’une personne sur deux en détresse psychologique en parle. 

24/03/2026 Par Dre Marielle Ammouche
Psychiatrie
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Dans un contexte de forte hausse de la prévalence de la dépression et de l’anxiété, les auteurs ont cherché à mieux comprendre les comportements de recherche d’aide en santé mentale. Pour ce faire, ils se sont basés sur les enquêtes CoviPrev 34 à 37, menées de mai 2022 à septembre 2023. Au total, 8 010 individus ont été interrogés, dont 2 919 ont déclaré avoir ressenti un mal-être ou des difficultés psychologiques au cours des 12 derniers mois. Or, parmi ces derniers, environ un individu sur deux (49%) a déclaré n’en avoir parlé à personne, qu’il s’agisse d’un proche ou d’un professionnel de santé.

Les personnes ayant le moins souvent parlé de leur mal-être étaient les hommes âgés de plus de 65 ans (41% en ont parlé), les personnes présentant un état dépressif (44%), celles vivant en milieu rural (47%) et les ouvriers (46%).

A l’inverse, les personnes ayant parlé de leur état psychologique s'étaient confiées à un professionnel de santé ou de santé mentale (29%), à un membre de leur famille (25%), à un/une ami(e) 19%, à un(e) collègue de travail (7%), ou via des canaux de communication alternatifs: ligne d'écoute téléphonique, réseaux sociaux, association...(9%). Elles étaient plus nombreuses nombreux parmi les cadres et professions intellectuelles supérieures (59%), les personnes se percevant en bonne situation financière (54%), les jeunes de moins de 35 ans (57%), les femmes (53%), et les personnes en emploi (53%).

Ces résultats soulignent "l’importance de déployer des actions pour faciliter la parole autour de la souffrance psychique et réduire la stigmatisation, en accordant une attention particulière aux personnes ayant le moins tendance à s’exprimer à ce sujet" concluent les auteurs.

Références :

Santé Publique France. BEH (24 mars). Avec AFP

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Patrick Tafani

Patrick Tafani

Oui

Oui,3 fois oui. ils sont inutiles et nocifs pour la bonne marche de la pratique médicale de terrain......on la vu pour la covid. ... Lire plus

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F S
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Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 1 mois
hélas ! c'est car bien souvent "on" (pas les pros mais les voisins, la famille etc .. ) se moquent .. au lieu d'écouter ..
 
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