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"Des progrès encourageants" dans la prise en charge de l’insuffisance rénale chronique estime l’Agence de la biomédecine
Le dernier rapport annuel du registre REIN montre "des évolutions encourageantes", affirme l’Agence de la biomédecine, dans un communiqué qui accompagne la parution de ce 23ème rapport.
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Le dernier rapport annuel du registre REIN fait part d'une stabilisation du nombre de patients arrivant au stade de la suppléance (greffe et dialyse), à environ 11 000 malades par an ; soit une diminution de 2% par an depuis 2017. Et ce, malgré la hausse des maladies chroniques – en particulier le diabète - et le vieillissement de la population. Pour l’Agence de la biomédecine, l’" amélioration du dépistage précoce, du suivi néphrologique et de la prise en charge des comorbidités suite aux nouveaux modes de financement (forfait MRC), ainsi que de l’arrivée de nouvelles thérapeutiques", expliquent cette bonne évolution.
On observe aussi une baisse de la mortalité en dialyse, qui est, en 2024, de 14 décès pour 100 patients suivis pendant un an, contre 17 en 2020 ; soit une baisse de 18 %. Cette mortalité reste cependant bien supérieure à celle des patients greffés (3 décès pour 100 patients par an).
L’accès à la greffe, est par ailleurs, en progression. Ainsi, les patients sont inscrits plus tôt : 28 % des patients de moins de 60 ans ont été inscrits sur la liste nationale d’attente de greffe avant même le début de la dialyse en 2024 (contre 18 % en 2012). Et 55% l’ont été dans l’année suivant l’initiation de la dialyse en 2023 (versus 50 % en 2012). En outre, les greffes réalisées avant dialyse ont progressé de 8 % en 2012 à 11 % en 2024.
Cependant, "ces observations ne doivent pas occulter le fait que le nombre de nouveaux patients inscrits en liste d’attente pour la greffe rénale augmente de manière significative (+2 418 patients inscrits entre 2019 et 2024), alors que le nombre de greffes progresse moins vite au fil des années (+ 183 greffes rénales/an entre 2019 et 2024)", ajoute l’Agence de la biomédecine.
Références :
Sources : Agence de la biomédecine (12 mars).
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