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Certains sérums pour faire pousser les cils peuvent entraîner un changement de couleur de l’iris irréversible

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) alerte sur les risques ophtalmologiques qui peuvent être liés à l’utilisation de certains sérums destinés à faire pousser les cils.

15/12/2025 Par Dre Marielle Ammouche
Ophtalmologie
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L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) alarme sur les risques ophtalmologiques qui peuvent être liés à l’utilisation de certains sérums destinés à faire pousser les cils. L'alerte vient de la notification aux services de cosmétovigilance, en février 2025, d’un cas survenu chez une jeune femme. "Après cinq mois d'application quotidienne à la base de ses cils supérieurs, elle a constaté un changement de couleur de son œil gauche, devenu nettement plus foncé, ainsi qu'une perte de graisse autour des deux yeux accentuant ses cernes", détaille l’Anses. 

Ces effets sont en fait dus à l'isopropyl cloprostenate contenu dans le sérum, qui est un analogue de prostaglandines. Ces substances, couramment utilisées en ophtalmologie, en particulier pour le traitement du glaucome, favorisent en effet la pousse des cils et peuvent "provoquer un changement définitif de couleur de l'iris vers une teinte plus foncée, du vert ou bleu au marron par exemple", confirme l’Anses. Elles peuvent entraîner aussi d’autres effets secondaires à type d’irritations chroniques des yeux, ou encore de fonte de la graisse périorbitaire (10 % des patients). Et si dans le cadre médical, ces effets secondaires peuvent être acceptés, ce n’est pas le cas dans un produit cosmétique.

Vers l'interdiction de ces substances ? 

C’est pourquoi un avis préliminaire européen – du Comité scientifique européen pour la sécurité des consommateurs (SCCS) – avait indiqué "qu'aucun des trois analogues des prostaglandines évalués ne peut être considéré comme sûr dans les produits cosmétiques". Les conclusions définitives sont attendues et pourraient aboutir à la restriction voire l’interdiction de ces substances. 

Dans l’attente, l'Anses a décidé d’avertir dès à présent les utilisateurs des risques associés à ces produits, du fait de l’aspect irréversible du changement de couleur de l’iris. 

Références :

D'après un communiqué de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses, 11 décembre) 

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Bernard LEVE
6,2 k points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 8 mois
Devant la stupidité de certains en matière de cosmétologie ces sérums devraient être interdits, d'autant qu'en plus les APG peuvent provoquer des douleurs oculaires intenses.
 
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