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Asthme de l'enfant : Joe, bientôt la première thérapie numérique remboursée ?
Une thérapie numérique vient pour la première fois de bénéficier d'un avis favorable au remboursement de la commission nationale d'évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS) de la Haute Autorité de santé. Il s'agit de Joe, un dispositif digital utilisé dans la prise en charge de l'asthme persistant de l'enfant. La HAS l'a gratifié d'un "service attendu suffisant chez les 7-11 ans".
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Développé par la société Ludocare, Joe est composé d'un écran interactif intégré à un petit robot et d'une application. Il accompagne l'enfant et son entourage dans sa gestion de la maladie et des traitements au quotidien grâce à des vidéos pédagogiques (rappel des prises du traitement, bons gestes à réaliser, récompenses virtuelles…). L'application est paramétrée par les parents de l’enfant avec les instructions de prescription. Le dispositif permet d’améliorer l’observance et l’autonomie de l'enfant.
En 2025, une première évaluation – mais cette fois dans le cadre du dispositif de prise en charge anticipée (PECAN) – avait conduit à un avis défavorable, du fait d'une insuffisance de données. Une étude a donc été mise en place. Ses résultats ont permis à la CNEDiMTS de conclure au fait que cette thérapie digitale, "associée au traitement standard, était supérieure au traitement standard seul, chez les enfants de 7 à 11 ans bénéficiant d’un traitement de fond depuis au moins 3 mois et non traités par biothérapies". Un bénéfice est en effet observé, avec "une importante réduction des exacerbations". En revanche, ce bénéfice n’a pas été démontré chez les enfants de 4 à 7 ans.
La HAS a donc octroyé un service attendu suffisant et une amélioration mineure du service attendu (niveau IV), pour la tranche d’âge des 7-11 ans.
Une autre étude clinique va être menée "en vie réelle" pour recueillir des données d’efficacité à long terme (12 mois), "en particulier sur le nombre moyen d’exacerbations, la réduction des traitements de fond, ainsi que sur l'observance des patients", précise la HAS.
La décision finale du remboursement est maintenant dans les mains du ministère.
Références :
Haute Autorité de santé, 2 avril.
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