Boire 2 à 3 tasses de café par jour réduirait le risque de démence, selon une vaste étude
Une vaste analyse portant sur plus de 130 000 participants suivis pendant près de 40 ans met en évidence une association entre consommation modérée de café caféiné, ou de thé, et réduction du risque de démence. Un effet non retrouvé avec le café décaféiné.
On sait que de nombreux facteurs liés au mode de vie influent sur la survenue et l’évolution d’une démence. En particulier l’alimentation joue un rôle important. Dans ce domaine, plusieurs études se sont intéressées au café, mais sans que l’on puisse en tirer de conclusions fiables.
C’est pourquoi une équipe de chercheurs américains a mis en place une étude exemplaire par la taille de la cohorte et la durée du suivi. En effet, les auteurs ont basé leurs recherches sur 2 vastes cohortes : l’une féminine, la Nurses’ Health Study (NHS) avec 86 000 femmes suivies entre 1980 à 2023 ; et l’autre masculine, la Health Professionals Follow-up Study (HPFS), avec 45 000 hommes entre 1986 à 2023.
Ainsi, au total, cette nouvelle étude a inclus 131 821 participants (65,7% de femmes) dont l’âge moyen était de 46,2 ans dans la cohorte NHS et 53,8 ans dans la cohorte HPFS. La durée du suivi médian était de 36,8 ans, mais pouvait aller jusqu’à 43 ans. Les données de santé et nutritionnelles ont été recueillies régulièrement. En particulier, les consommations de café caféiné, mais aussi décaféiné, ainsi que celles de thé ont été distinguées. En outre, l’évaluation des fonctions cognitives était mesurée sur divers paramètres : registres de décès, diagnostics médicaux, mais aussi questionnaires (déclin cognitif subjectif), et échelles (fonction cognitive objective).
11 033 cas de démence comptabilisés
Au cours de la période de l’étude, 11 033 cas de démence ont été comptabilisés. Les analyses ont alors mis en évidence que la consommation de café caféiné – mais pas de café décaféiné – ainsi que celle de thé, étaient associées à un risque plus faible de démence et à une meilleure fonction cognitive. Dans le détail, la réduction du risque de démence était de 18% : 141 contre 330 cas pour 100 000 personnes-années entre le quartile de consommation le plus élevé et le plus bas. Le déclin cognitif subjectif était aussi abaissé : taux de 7,8 % contre 9,5 %, respectivement dans ces 2 groupes.
Concernant les test cognitifs objectifs, analysés dans la cohorte NHS, une tendance à de meilleures performances étaient aussi retrouvée parmi les participantes consommant du café caféiné, mais sans atteindre la significativité statistique. Des telles différences étaient aussi constatées avec le thé, mais pas avec le café décaféiné. Enfin, les auteurs ont montré que les différences n’étaient pas doses-linéaires, mais que les plus marquées étaient observées en cas de consommation modérée soit environ 2 à 3 tasses de café caféiné ou 1 à 2 tasses de thé par jour.
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