Reconnaissance internationale du burn out

28/05/2019 Par Marielle Ammouche
Psychiatrie

La définition du burn out a été précisé dans la nouvelle classification internationale des maladies, a annoncé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le 26 mai dernier à Genève, lors de l’assemblée mondiale de la Santé. Ce syndrome se situe dans la section consacrée aux "Problèmes associés à l'emploi ou au chômage", et porte le nom de code QD85. Le burn-out était déjà dans la classification précédente, mais sous le chapitre "Facteurs influençant l'état de santé". Ce changement signifie que le burn-out n'est pas conceptualisé comme une "condition médicale mais plutôt comme un phénomène lié au travail", a écrit un porte parole de l'OMS dans une note aux médias. En revanche, il n'est toujours pas reconnu comme une "maladie".  La définition du burn-out "a été modifiée à la lumière des recherches actuelles". Le burn out est constitué, selon la terminologie de l’OMS, par un "épuisement professionnel". Il y est décrit comme "un syndrome (...) résultant d'un stress chronique au travail qui n'a pas été géré avec succès" et qui se caractérise par trois éléments : "un sentiment d'épuisement", "du cynisme ou des sentiments négativistes liés à son travail" et "une efficacité professionnelle réduite". Le registre de l'OMS précise que le burn out "fait spécifiquement référence à des phénomènes relatifs au contexte professionnel et ne doit pas être utilisé pour décrire des expériences dans d'autres domaines de la vie". Les états membres de l’OMS ont ainsi adopté la 11e révision de la classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM-11), déjà publiée il y a 1 an, et qui entrera en vigueur le 1er janvier 2022. La CIM sert à définir les maladies, les troubles, les traumatismes et les autres problèmes de santé connexes. Elle est le fruit de conclusions d’experts de la santé du monde entier. Elle constitue une norme internationale en matière de notification des maladies et des problèmes de santé. "La CIM-11 a été actualisée et adaptée aux réalités du XXIe siècle et tient compte des principales avancées de la science et de la médecine", précise l’OMS dans un communiqué. Cette 11ème version comporte de nouveaux chapitres, dont un consacré à la santé sexuelle. Il recouvre des affections auparavant classées ailleurs, comme l'"incongruence de genre", à savoir le transsexualisme, classée jusqu'alors avec les troubles mentaux. Parmi les autres nouveautés, on trouve aussi le trouble du jeu vidéo, qui a été ajouté à la section sur les troubles de la dépendance, ainsi qu’un nouveau chapitre sur la médecine traditionnelle.

Faut-il supprimer les ARS ?

Valérie Briole

Valérie Briole

Non

Quel interlocuteur à la place ? Le préfet ? Il n’a pas connaissance des enjeux de santé publique ni des coûts réels des soins. Le... Lire plus

6 débatteurs en ligne6 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
22
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
15
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
20
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Déontologie
"On m'a sali alors que je n'ai fait que rendre service" : un médecin retraité jugé pour avoir continué à...
10/03/2026
0
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2