IST

Le dépistage sans ordonnance élargi à quatre nouvelles IST

Le Gouvernement a annoncé, ce vendredi 30 août, le lancement d'une nouvelle mesure de lutte contre les infections sexuellement transmissibles (IST). A compter du 1er septembre, quatre nouvelles infections pourront être dépistées sans ordonnance, en plus du VIH. Ce dépistage sera entièrement pris en charge pour les moins de 26 ans.  

30/08/2024 Par Chloé Subileau
Gynécologie-Obstétrique Infectiologie
IST

C'est une nouvelle étape dans la lutte contre les infections sexuellement transmissibles (IST). A compter du 1er septembre, quatre de ces infections pourront être dépistées à la demande du patient et sans ordonnance, en plus du VIH. Pris en charge à 100% par l'Assurance maladie pour les moins de 26 ans, ce dépistage renforcé doit permettre "d'améliorer la prévention de ces IST", indique ce vendredi 30 août la Direction générale de la Santé (DGS) et la Cnam, dans un communiqué commun. Pour le reste de la population, ce dépistage est remboursé par l'Assurance maladie à hauteur de 60% et par les complémentaires santé.  

 

Ce renforcement de la prévention intervient dans un contexte de forte hausse des IST en France et ailleurs, "observée entre 2021 et 2023", précisent les deux instances. Cette mesure, appelée "mon test IST", découle de la loi de financement de la Sécurité sociale de 2023. Elle sera déployée dans tous les laboratoires de biologie médicale, en ville et à l'hôpital, et vient compléter les dispositifs existants (dépistage sur prescription médicale, dans les centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic…) 

Renforcer les efforts de prévention 

Les quatre IST concernées par cette mesure sont la chlamydia trachomatis, le gonocoque, la syphilis et l'hépatite B. Elle s'ajoute au VIH, déjà dépisté gratuitement dans ces conditions.  

Pour garantir une mise en œuvre efficace de ce dépistage élargi, "l'ensemble des procédures à destination des biologistes médicaux sera disponible sur le site ameli.fr ; à partir duquel ils pourront également accéder à un kit d’information pour le public (affiche, vitrophanie, vidéo pour les écrans)", indiquent la DGS et la Cnam dans leur communiqué. De plus, une campagne de communication, pilotée la Cnam, sera déployée auprès des professionnels de santé concernés et du public.  

Avec ce dispositif, le Gouvernement espère renforcer la lutte contre les IST, en facilitant l'accès au dépistage et en renforçant les efforts de prévention. "En particulier, chez les jeunes", d'après Frédéric Valletoux, qui s'est exprimé ce vendredi sur le réseaux social X.  

Faut-il supprimer les ARS ?

Marie GILARDI

Marie GILARDI

Oui

Leur communication est opaque Ils ne comprennent rien au terrain Ils ont une logique comptable Ils ont et ont participé à la... Lire plus

 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
21
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
15
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
20
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Déontologie
"On m'a sali alors que je n'ai fait que rendre service" : un médecin retraité jugé pour avoir continué à...
10/03/2026
0
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2