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Des étudiants en médecine soupçonnés de fraude aux faux tests positifs Covid pour contrer la réforme de la Paces

Des étudiants en première année de médecine à l’université de Paris 13 sont soupçonnés de s’être procuré de faux tests positifs au Covid-19 afin d’être placés à l’isolement et passer les rattrapages, en ayant ainsi plus de temps pour réviser et passer en deuxième année.  

Ils ont été dénoncés par des camarades de promotion. Des étudiants en Pass, nouvelle filière remplaçant la Paces dans le cadre de la réforme du premier cycle des études de médecine, inscrits à Paris 13, sont soupçonnés d’avoir délibérément tronqué les résultats de leurs tests Covid afin d’être dépistés positifs. L’objectif ? Être placés en quarantaine, pour pouvoir passer les rattrapages de leurs examens de fin d’année et gagner du temps de révision en plus.  

C’est le fonctionnement de la réforme de la Paces qui les aurait poussés à agir ainsi. Contraints désormais de suivre le cursus de la filière Pass ainsi que celui d’une option mineure supplémentaire de leur choix (droit, économie, science de la vie…), les étudiants en Pass n’ont pas caché, tout au long de l’année, leur détresse face à un programme trop chargé. D’autant que la réforme n’autorise désormais plus leur redoublement pour une deuxième année de Pass. “Moi, j’ai pris science de la vie. Pour cette licence, on a dû passer nos examens début mai, alors que dans d’autres mineures, ils étaient programmés pour la fin mai. Ceux de santé, qu’on passe tous en même temps, ont eu lieu le 12 mai. Depuis le début de l’année, les étudiants en licence science de la vie ont dénoncé cette inégalité, qui nous laissait moins de temps pour nous préparer que nos camarades des autres filières. Mais l’université n’a pas voulu changer les dates”, témoigne une étudiante auprès du Parisien.  

Dans cette faculté, 375 jeunes sont inscrits en Pass, pour 50 places en médecine, une place en sage-femme, cinq en dentaire et une dizaine en pharmacie. Inquiets de ne pas pouvoir accéder à la deuxième année, certains étudiants auraient donc cherché à obtenir des semaines de révisions supplémentaires en se procurant de faux tests positifs au Covid, provoquant la colère de leurs camarades de promotion. D’après une étudiante, il aurait été possible pour ces jeunes de se procurer les faux tests gratuitement grâce à une autre étudiante en dentaire de la faculté, en stage dans un laboratoire.  

Mise au courant, l’université a demandé aux étudiants positifs au Covid de prendre rendez-vous avec la médecine préventive et a rappelé que “toute constatation d’un certificat frauduleux de Covid positif fera l’objet d’une demande de saisine du conseil disciplinaire”.  

[avec le Parisien]  

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