Image générée par IA

Image générée par IA

Temps de travail des internes : le Gouvernement appelle à respecter les règles

Les ministères de la Santé et des Solidarités ont récemment publié une instruction visant à rappeler les règles en matière de respect du temps de travail des internes. "Un signal positif" pour ces étudiants, dont la durée de travail s'élève en moyenne à 59 heures par semaine lorsqu'ils sont en stage. 

22/10/2024 Par Chloé Subileau
Internat
Image générée par IA

Image générée par IA

Le temps de travail des internes et des docteurs juniors doit être respecté. C'est que rappellent les ministères de la Santé et des Solidarités dans une instruction, publiée au bulletin officiel "santé, protection sociale et solidarité" du 15 octobre. Ce texte doit "mettre à jour" et "expliciter" les dispositions relatives à l'organisation et au temps de travail de ces apprentis médecins, peut-on lire. Le respect des dispositions en vigueur est, pour les deux ministères, "essentiel dans le cadre des travaux menés en faveur de l'attractivité". Le respect de ce temps de travail "doit notamment permettre la préservation d'un juste équilibre entre la formation, aussi exigeante soit-elle, et l'exercice professionnel sous supervision, préparant à un plein exercice", poursuivent-ils.

Début 2024, une enquête menée par l'Isni, l'Isnar-IMG, la FNSIP-BM et le SNIO* révélait que les internes français travaillent en moyenne 59 heures par semaine lorsqu'ils sont en stage. 10% des internes dépassent même les 80 heures hebdomadaires. Un chiffre loin de la limite de 48 heures, fixée par le décret du 16 février 2015.

"Les résultats de cette enquête ont révélé des divergences d’appréciation entre les étudiants et les établissements de santé", justifiant la publication de cette nouvelle instruction, soulignent les ministères de la Santé et des Solidarités.

"Un signal positif"

Pour Killian L’helgouarc'h, président de l'Isni, la publication de cette note de rappel est "clairement un signal positif". Mais pas de grande nouveauté à prévoir, selon le représentant syndical. "95% [des dispositifs] sont déjà connus", estime-t-il : "On est en train d'analyser [cette instruction]."

Du côté de l'Isnar-IMG, on relève notamment l'intégration de plusieurs "suggestions", comme "le bornage horaire de la demi-garde du samedi après-midi", "la nécessité de fixer les bornes horaires du service de jour et du service de nuit" ou "l'indemnisation des jours de congés annuels non pris", liste Bastien Bailleul, président du syndicat. Il ajoute : "Au sujet des systèmes de récupération en cas de dépassement du temps de travail (48h en moyenne par semaine sur le trimestre), il y a un rappel avec un exemple de tableau de service qui laisse apparaître le 'repos hebdomadaire' ! C'est une belle avancée !"

Pour Bastien Bailleul, un "point de vigilance" s'impose toutefois, concernant les remplacements. L'instruction précise que ces derniers ne "peuvent avoir lieu pendant nos demi-journées de formation en autonomie, pourtant il s'agite d'un exercice très formateur à notre futur métier", insiste-t-il. 

Le texte détaille, en effet, les règles existantes en matière d'organisation des obligations de service et du temps de travail des internes (demi-journées hebdomadaires de formation en stage et hors-stage, durée de récupération…), et de participation de ces derniers à la permanence des soins (organisation des gardes et astreintes). La note revient aussi sur les dispositifs de suivi du décompte du temps de travail des internes (tableaux de service prévisionnels, relevés mensuels et trimestriels des obligations de services réalisées…) et sur ceux d'encadrement et de contrôle de ce temps de travail (fixation des bornes horaires des services de jour et de nuit, rôle du CME et de la COPS…).

Les ministères insistent : ces dispositions doivent "s'inscrire dans un processus de concertation interne aux établissements de santé associant l'ensemble des pôles et des services".

*Intersyndicale nationale des internes (Isni), Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG), la Fédération nationale des syndicats d’internes en pharmacie et biologie médicale (FNSIP-BM) et le Syndicat national des internes en odontologie (SNIO). 

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

Thierry Wattelle

Thierry Wattelle

Non

OUI ou NON ... quelle importance ? Comme souvent, il faut définir précisément ce dont on parle, à savoir "Qu'est ce qu'un médicame... Lire plus

Photo de profil de Michel Rivoal
Michel Rivoal
13,6 k points
Plume
Anesthésie-réanimation
il y a 2 ans
Peut être aussi faudrait il que ce temps de travail soit moins flou. Faut il aussi compter les heures de présence dans les unités d'enseignement? Je ne sais pas s'ils font ça dans les CHU. Mais je sais que universitaires ne manquent pas de réclamer la présence des internes quand ils sont en stage en périphérie!
Photo de profil de HENRI BASPEYRE
HENRI BASPEYRE
16 k points
Résistant
Chirurgie générale
il y a 2 ans
çà rappelle le non-dépassement des 3% du PIB quand le parlement vote le budget de l'état promesse d'ivrogne!
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3